Vive le Roy
Unir les peuples de France dans l’amour du Roi
samedi 28 novembre 2009
Sous la présidence de Monsieur Henri Lavagne d’Ortigue de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres
En Occident et notamment en France, l’art depuis sa naissance à l’ombre de l’Église d’abord puis de l’État ensuite, a toujours eu une fonction sociale.
La création artistique avait pour but, initialement, au Moyen-âge, d’exalter la Création, de la continuer, de la rendre compréhensible par l’image.
Laïcisé progressivement à partir de la Renaissance, l’art n’a pas perdu pour autant cette finalité sociale. Chargé d’exalter le roi (le pouvoir) ou les valeurs de l’État (gloire, les vertus etc.) et de la Couronne, il a conservé sa vertu d’exemple.
Il contribue à façonner la société, à lui donner des images et représentations pour mieux comprendre ce que la seule raison rend parfois malaisé à appréhender.
La Révolution après avoir été iconoclaste des représentations du passé et de l’Ancien Régime a pourtant très rapidement pris le contre pied afin d’exalter ses nouvelles valeurs et a favorisé un certain art très didactique. Napoléon en bon dictateur a poursuivi, dans une approche du même ordre mais détournée, mettant des artistes « à son service » plus qu’à celle de la société.
Le 19e siècle puis la IIIe république à ses débuts, époque où les valeurs avaient de l’importance (fussent-elles des contre-valeurs par rapport à une approche traditionnelle), continuèrent sur cette lancée.
L’art devait élever celui qui en profitait. Tel était son but grandir, élever, permettre de se dépasser…Telle est la conception sociale, traditionnelle de l’art et de la création artistique comme le Pape Benoît XVI vient de le rappeler dans sa rencontre avec les artistes du 21 novembre 2009.
De plus en plus la question se pose. L’art « moderne » s’inscrit-il dans le même mouvement. Ce serait faire injure aux vrais artistes contemporains, souvent méconnus et ne bénéficiant pas de la faveur des médias, de répondre trop hâtivement négativement à cette question. Et pourtant comment s’y retrouver ?
Des exemples récents où des formes artistiques les plus contestables, quant à la finalité de l’art ont été mises en avant, obligent à ouvrir le débat dans une perspective traditionnelle.
Voici les sujets auxquels le colloque annuel de l’IMB qui se tiendra le samedi 5 décembre, tentera d’apporter quelques réponses.
Henri Lavagne d’Ortigue de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. Sa formation de spécialiste de l’histoire romaine nous permettra de comprendre les origines du lien entre l’État et la création. Mécène et le règne d’Auguste pourront nous servir de base à partir de laquelle nous déroulerons le fil historique de la question.
Professeur Jean-Louis Harouel, de l’Université Paris II, apportera à la fois son regard de juriste et d’historien de la civilisation pour montrer comment s’est opéré un tournant au début du XXe siècle entre art et « non-art ».
Puis Pierre Arizzoli-Clémentel, ancien Directeur général du Musée et du Domaine du château de Versailles, présentera le lien entre art, création et mécénat dans le cadre prestigieux du Château de Versailles, œuvre d’art voulu par les rois.
Après cette partie où les cadres seront posés, place aux expériences.
Institut de la Maison de Bourbon, Organisme culturel reconnu d’utilité publique