Vive le Roy

Visite de Mgr Louis XX à Aiges-Mortes

vendredi 25 avril 2014.

Monseigneur,
Monsieur le Curé,
Monsieur le Maire,
Mesdames et Messieurs, Chers Amis,

Je tiens tout d’abord à exprimer mes remerciements aux autorités religieuses d’Aigues-Mortes qui, pour le 800e anniversaire du baptême de saint Louis, avec cette messe solennelle présidée par Son Excellence Monseigneur l’Évêque de Nîmes, et la bénédiction du reliquaire, ont tenu à lui rendre hommage. Je m’associe, en tant qu’aîné des descendants du roi, chef de la Maison Capétienne, à cet anniversaire qui, par un hasard que je considère comme un signe du Ciel, est aussi le mien. En effet, le roi et moi, sommes nés exactement jour pour jour, à 760 ans d’écart, un 25 avril.

Aussi, j’ai accepté avec joie l’invitation qui m’était faite par les autorités religieuses et civiles de me rendre aujourd’hui dans cette ville royale si imprégnée du souvenir de saint Louis puisqu’il l’a fondée et y est venu à plusieurs reprises. Je peux, ainsi, inaugurer officiellement cette année de commémorations que de nombreuses villes, diocèses et paroisses de France consacrent au roi.
Je souhaite vraiment que cet hommage solennel, permette de mieux connaître la figure exemplaire de saint Louis, huit siècles après sa naissance. Il n’est pas très courant de pouvoir s’inscrire dans une si longue durée. Pourtant, nous ressentons tous profondément combien le message de cet homme que la destinée a fait devenir roi, est toujours actuel. La célébration liturgique nous a fait souvenir qu’il fut un saint, ce qui est déjà exceptionnel pour un homme d’État soumis à beaucoup de pressions et qui devait, sans doute, aussi composer avec une société à la fois rude et fragile. Il n’a pas transigé avec sa foi. Il a adapté sa politique à sa mystique.

Mais le roi Louis IX a aussi été un mari aimant et un père soucieux de l’éducation de ses enfants. Voilà encore un second trait de sa personnalité qui parle à notre temps où la famille est si malmenée. Par son exemple, il rappelle qu’elle est le socle de la société et qu’il est de notre devoir de la défendre.

Enfin, saint Louis a été un grand souverain. Il a su réformer les institutions de son temps et mettre en place tant pour la justice, que pour la monnaie et l’administration, les fondements d’un État nouveau qui allait progressivement se substituer à la féodalité.

Oui, saint Louis a mérité, pour toutes ces raisons, l’hommage auquel les Célébrations nationales nous invitent en 2014. Aigues-Mortes l’a compris et il faut remercier les municipalités successives et la communauté paroissiale qui ont toujours donné leur place aux Mais je veux terminer ce bref message par une note personnelle. Je l’ai dit, ce 25 avril est aussi mon anniversaire et, avec ma femme, je suis heureux de le vivre ici, à Aigues-Mortes, entouré de vous tous et placé sous la protection de saint Louis. Être à Aigues-Mortes en ce jour est important pour moi, car je me souviens que le 23 août 1992, j’y ai effectué un de mes premiers déplacements officiels comme chef de Maison. J’avais 18 ans. J’ai tenu alors mon premier discours public. L’émotion était forte, mais il y avait, heureusement, la chaleur de toute une ville qui m’avait fait citoyen d’honneur. Ce sont des choses que l’on n’oublie pas !
La ferveur de l’accueil de 1992 est toujours là. Ma femme, le Princesse Marguerite, et moi-même nous vous remercions du fond du cœur de cette cérémonie d’anniversaire que vous nous offrez à travers l’hommage que vous rendez à saint Louis.

Louis de Bourbon, duc d’Anjou


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