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Études

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Articles de cette rubrique


Nietzsche, ou l’esprit de subversion, par Jacques GALY (1976) (Études)

La fausse anti-modernité d’un élitiste individualiste
dimanche 1er janvier 2017 par La Légitimité

Des philosophes comme Éric Vœgelin ont montré que la modernité se caractérise par l’autonomie de l’homme par rapport à Dieu, sa divinisation, et la croyance progressiste en un sens de l’histoire. Par sa volonté l’homme peut être acteur de son progrès vers l’homme-dieu, et se faire l’artisan de l’établissement d’un Âge d’or. Cependant la modernité se décline selon deux modalités violemment antagonistes : un mode égalitariste et démocratique bien explicité par un Vincent Peillon, et un mode élitiste et individualiste.

Nietzsche (1844-1900) est sans conteste le philosophe le plus éminent du mode moderne élitiste, et un des plus subversifs. En effet, contempteur de la décadence démocratique, il séduit de nombreux catholiques conservateurs. Pourtant, le philosophe rend le christianisme responsable ultime de l’égalitarisme libéral et socialiste. À ce titre, il lui voue une haine sans bornes.



Principe du moteur de la Révolution (Études)

Le piège fatal du suffrage universel
dimanche 18 décembre 2016 par Faoudel

Nombreux sont les catholiques et/ou les monarchistes qui, par le biais du suffrage universel, espèrent restaurer la cité traditionnelle — ou au moins freiner la révolution. Il suffirait pour cela d’une campagne électorale, ou d’un lobbying bien mené. Difficile en effet de résister à la tentation de prendre l’adversaire à son propre piège, en utilisant l’arme qu’il met à notre disposition : le vote. Et pourtant, ce serait se méprendre tragiquement sur la nature de l’arme de l’Ennemi de l’homme (l’Antique serpent) car, elle corrompt tous ceux qui en usent.



Un chouan du XXe siècle : Jacques PERRET (1901-1992) (Études)

écrivain porte-étendard de la tradition catholique et royaliste
dimanche 3 avril 2016 par Faoudel

Évadé multirécidiviste des camps de prisonniers allemands, Jacques PERRET n’est ni pétainiste, ni gaulliste. Une fois libre, l’écrivain aventurier continue la guerre en chouannant au sein l’Organisation de Résistance de l’Armée (ORA).



Oraison funèbre de Louis XVI, Saint-Denis, jeudi 21 janvier 2016 (Études)

Tantus labor non sit cassus
jeudi 21 janvier 2016 par Père Augustin Pic O.P.
Au Nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il. À mesure que l’ancien fatalisme perdait de sa force, on pensa que les grands malheurs ont pour cause le libre choix des individus. Et, certes, à regarder ce que la raison, l’expérience et la Révélation enseignent, là est bien la vérité. (...)


Dante, Jean de La Fontaine et Emmanuel Macron : pour le roi (Études)

Une société heureuse a besoin de la plus petite personne
vendredi 13 novembre 2015 par Faoudel

À l’école d’un Machiavel ou d’un Hobbes, la modernité proclame l’autonomie de l’homme à l’égard de toute loi dont il n’est pas à l’origine. N’est donc plus reconnue la transcendance de la loi naturelle — cette écologie du comportement humain qui limite le pouvoir et fonde l’autorité dans la préservation du bien commun. Aussi nos sociétés individualistes consacrent-elles le triomphe d’un socialisme bourgeois qui, sous son masque d’émancipateur du genre humain, donne en réalité libre cours à la volonté de puissance des riches et des rusés. Pour faire du monde un grand marché à la mesure de leurs appétits, ils s’attaquent non seulement aux protections naturelles des personnes (destruction de la famille, flexibilité de l’emploi, déracinement, précarisation), mais aux peuples mêmes (désintégration des communautés politiques, des cultures, abrogation des frontières, déplacements de populations programmés). Enfin, pour masquer cette réalité, ils lâchent des cohortes d’infâmes lobbies idéologiques, perfusés de subventions et relayés en boucle par des médias prostitués. Or, parmi tant d’autres, un Dante (1265-1321) ou un La Fontaine (1621-1695) le rappellent : seul un roi peut rendre le peuple heureux et se soucie de donner à chacun la place qui lui est due. Plus étonnant : le ministre Emmanuel Macron — pourtant acteur de ce cancer capitaliste que constitue la mondialisation — reconnaît, lui aussi, qu’il manque à la France la « verticalité » d’un roi dont elle n’a jamais fait le deuil.



Les tanneries de peau humaine sous la Révolution Française (Études)

Le corps humain marchandise
vendredi 3 juillet 2015 par Mauny

De l’Ancien Testament jusqu’à l’Antigone du Païen grec Sophocle, inhumer les morts constitue un devoir, une prescription divine. En effet, de même que l’âme, le corps est une partie de notre humanité, aussi les civilisations les plus primitives marquent-elles du respect envers les dépouilles des défunts. Pour le révolutionnaire matérialiste, l’homme n’est que matière : que pourrait-il donc l’empêcher de destiner des parties de corps humain à des fins utilitaires, voire marchandes ? D’autant que ceux dont on utilise ainsi les cadavres, ces rebelles, ces « monstres » qui résistent à la Révolution émancipatrice, sont-ils seulement dignes d’être encore appelés « hommes » ? Aussi, pendant la Terreur — continuité logique des exactions du 14 juillet 1789 —, nie-t-on l’humanité des défenseurs de la civilisation traditionnelle, jusque dans leur propre corps.



Petit catéchisme des révélations privées (Études)

La position de l’Église sur les apparitions
dimanche 17 mai 2015 par Saintclerc

Qui ne s’est pas heurté au dogmatisme d’un providentialiste ? Si vous ne le suivez pas, il vous excommunie comme mécréant. Vous avez beau lui avancer des arguments rationnels fondés sur la loi naturelle ou la Révélation, il trouvera toujours à vous opposer un « message de La Salette », un « secret de Fatima », des prophéties de Claire Ferchaud ou de Mme Trucmuche. Très souvent, parce qu’il s’estime dans l’intimité des intentions du Créateur, l’exégète autoproclamé de telle révélation privée se croit dispensé des efforts de connaissance qui sont le lot de tout homme. Parfois même — de par le statut de prophète qu’il se donne —, il se pense affranchi en partie de ses devoirs envers Dieu, le prochain et la Cité. Qu’en est-il exactement de la position de l’Église au sujet de ces révélations privées qui servent d’alibi à la désertion providentialiste ?



Autorité et Pouvoir chez les classiques et les modernes (Études)

La forme du régime politique est-elle neutre ?
samedi 4 avril 2015 par Faoudel

La république moderne légitime son pouvoir par son caractère rationnel, voire scientifique, et lui oppose l’irrationalité d’une monarchie traditionnelle légitimée par le droit divin. Que faut-il comprendre par « rationalité du pouvoir » dans la république ? Qu’est ce que cette autorité que revendique la monarchie traditionnelle ? il y a deux siècles tous les peuples vivaient sous des monarchies traditionnelles, comment expliquer alors l’expansion mondiale et apparemment inexorable des régimes républicains démocratiques ou autocratiques (présidents à vie) ? Y aurait-il une affinité entre la modernité et la république ?



Christine de Pisan (1364-1431) (Études)

Un aspect de la pensée politique française sous Charles VI
vendredi 16 janvier 2015 par Charles-Antoine Cardot

En ce début du XVe siècle la France souffre de la cruelle guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons anglophiles. Les autorités religieuse et politique sont défaillantes : d’une part deux papes se disputent la Chrétienté (c’est le grand schisme d’Occident) et d’autre part l’autorité du roi de France est profondément affaiblie par son état mental. En 1420, à la suite du Traité de Troyes qui reconnaît le fils du roi d’Angleterre comme roi de France et d’Angleterre, l’Université de Paris trahit et se range aux cotés de l’occupant anglais. Dans ce climat décadent, plusieurs intellectuels déclarent que les femmes ne sont que de simples objets de plaisir qu’il faut mettre en commun : seul compte le sexe (c’est la querelle de la Rose). Éprise de foi et de raison, et appuyée par le théologien jean Gerson, Christine de Pisan — un des tout premiers écrivains français — prend la plume pour défendre la paix, le roi légitime et les femmes, tout en dénonçant les folies de « Dame Opinion ». Quel message pour notre époque traversée de maux similaires, et dont les régimes politiques — tous issus d’une modernité ennemie de la transcendance — fondent précisément leur pouvoir sur l’opinion publique.



Miroir de prince, par Ronsard (1524-1585) (Études)

Institution pour l’adolescence du roi très chrétien Charles IX de ce nom
dimanche 9 novembre 2014 par MabBlavet

À part quelques bobos, le pseudo-modèle de l’artiste révolté — qu’on nous impose à grand renfort de coûteuses campagnes médiatiques —, n’abuse plus grand monde. En effet, pour exister, un Ronsard n’a pas besoin de « briser des tabous », il ne sent pas obligé de faire du laid et encore moins du scatologique. Dans ce poème, et suivant la longue tradition des « miroirs de prince »*, l’auteur de « Mignonne, allons voir si la rose... » dessine le portrait du bon prince. Horreur pour un moderne enivré d’autonomie ! le droit divin apparaît : pour être légitime, le roi doit reconnaître des lois supérieures aux siennes, les lois de Dieu, Roi des rois, qui sera son juge.



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