Vive le Roy
Unir les peuples de France dans l’amour du Roi
Dernier ajout : 31 décembre 2011.
La loi de catholicité est une des lois fondamentales du Royaume, elle impose au roi d’embrasser la religion catholique et de défendre l’Église, mais cela ne signifie pas que tous les sujets doivent se faire catholiques.
Ainsi a-t-il toujours existé chez les Légitimistes un courant protestant ; de même trouve-t-on maintenant dans nos rangs des orthodoxes, des musulmans et même des athées.
Ce qui fédère tous ces légitimistes est la reconnaissance des Lois Fondamentales du Royaume (incluant la loi de catholicité) comme source de l’unité et de l’identité de notre pays. Autrement dit : notre unité repose sur le droit naturel dont les Lois Fondamentales du Royaume sont une expression.
Cependant la richesse et la compréhension de la pensée légitimiste ne peuvent être pleinement accessibles qu’aux catholiques ; encore faut-il que ceux-ci en aient pris conscience. C’est l’objet de cette rubrique.
De la manière de combattre
S’il est essentiel de bien identifier l’enjeu du combat, il ne faut pas pour autant négliger la manière de combattre. Combien sont tombés, ont trahi ou déserté pour l’avoir oublié.
La forme du régime politique est-elle neutre ?
La république moderne légitime son pouvoir par son caractère rationnel, voire scientifique, et lui oppose l’irrationalité d’une monarchie traditionnelle légitimée par le droit divin. Que faut-il comprendre par “rationalité du pouvoir” dans la république ? Qu’est ce que cette autorité que revendique la monarchie traditionnelle ? il y a deux siècles tous les peuples vivaient sous des monarchies traditionnelles, comment expliquer alors l’expansion mondiale et apparemment inexorable des régimes républicains démocratiques ou autocratiques (présidents à vie) ? Y aurait-il une affinité entre la modernité et la république ?
Comment instrumentaliser les catholiques
Dans le monde royaliste on présente volontiers Maurras comme le restaurateur des principes monarchiques sur des bases rationnelles. Dans le monde catholique on fait de ce penseur agnostique un champion du droit naturel qui a défendu l’Église, de l’extérieur contre les attaques républicaines, et de l’intérieur contre le catholicisme libéral. Or, sur les plans politique et religieux, le Maître de l’Action Française revendique sa filiation à plusieurs philosophies et doctrines dont le Positivisme, l’Empirisme organisateur et le Nationalisme. Nous analyserons ici les fondements du modèle monarchique maurrassien ainsi que sa pertinence en tant que solution alternative à la monarchie traditionnelle de droit divin.
ou l’ignorance des légitimités naturelle et théologique
Ces deux tendances se retrouvent chez de nombreux catholiques déconcertés par un environnement social et politique ambiant bien éloigné des principes chrétiens.
Les combats de messieurs Malgrétout, Tradi et Légitimiste
Interrogeons nous un instant sur l’action politique du catholique au sein d’une société postrévolutionnaire.
Du suicide démocratique des sociétés chrétiennes
Depuis l’arrivée de la Révolution et la chute des monarchies chrétiennes, les catholiques cherchent désespérément un régime politique qui leur convienne. Sans pouvoir l’expliquer, il semble qu’ils aient décidé eux aussi de tourner le dos à l’expérience. Voguant vers l’utopie, ils scrutent l’histoire à la recherche d’un régime catholique. Qu’importe sa durée, son échec, son établissement. Il a existé, voilà tout. Ils nous présentent parfois l’un de ces rares régimes dont aucun n’a pu dépasser la cinquantaine, et tout frémissant d’admiration nous assènent : « voilà la civilisation chrétienne ! »
Sur le Ralliement de l’Eglise à la République
Afin de préparer les esprits à sa politique de Ralliement de l’Église à la République, le pape Léon XIII charge le cardinal Lavigerie d’une déclaration fracassante. En effet, outrepassant le domaine imparti à son autorité spirituelle, le Pape s’apprête à promulguer l’Encyclique Au milieu des sollicitudes (1892) qui contraint les catholiques à accepter la République athée et persécutrice. Or le Seigneur nous a donné un critère infaillible pour évaluer une politique : « vous jugerez l’arbre à ses fruits ». Plus d’un siècle s’est écoulé et le bilan est désastreux : non seulement la République n’est pas baptisée, mais l’apostasie est générale et les catholiques ultra-minoritaires. En cela, le Ralliement de 1892 préfigure cet autre ralliement de l’Église à l’esprit du monde, le tout aussi calamiteux Concile Vatican II.
ou l’illusion du « parti catholique »
Presque 130 ans après sa disparition, Louis Veuillot laisse le souvenir d’un grand défenseur de la Foi dont l’anti-libéralisme est resté proverbial, et pourtant… Négligeant l’ordre naturel et la question essentielle de l’institution politique, il se contente de promouvoir un groupe de pression : le parti catholique. Persuadé que la société reste à inventer, il s’enthousiasme pour la dernière utopie ou pour le dernier homme fort en qui il reconnaît, à chaque fois, l’homme providentiel qui va enfin instaurer la vraie chrétienté. Cette schizophrénie du réalisme religieux et de l’idéalisme politique en fait l’archétype d’un libéralisme pratique grand pourvoyeur d’apostasies.