Vive le Roy
Unir les peuples de France dans l’amour du Roi
Dernier ajout : 28 juin.
Recueil de textes incontournables.
Du gouvernement royal (Chapitres 1-6 ; 15)
Traduction de la partie authentique du De Regno par Claude Roguet avec la collaboration de M. l’abbé Poupon docteur en théologie. Collection : Les maîtres de la politique chrétienne. Éditions de la Gazette Française, Paris, 1926.
Le droit monarchique, garantie du bien commun
Les lois fondamentales du Royaume de France, constitution non écrite et coutumière, suscitent toujours l’étonnement et l’admiration de ceux qui les découvrent. Elles sont intangibles et obligent le roi lui-même. Le roi n’est pas désigné par les hommes mais par la Loi. Le roi n’est pas propriétaire de la couronne, mais seulement l’usufruitier : il remplit un office. À l’opposé des constitutions modernes artificielles et verbeuses ― car fruits de spéculations idéologiques ― elles apparaissent naturelles par leur genèse quasi empirique. D’une part, elles établissent un État de droit, et d’autre part elles garantissent au mieux le bien commun en conduisant le roi à administrer son royaume en “bon père de famille”.
Chapitre VII du livre « Du système de dépopulation ou la vie et les crimes de Carrier »
Fille de la modernité, la bombe droit-de-l’hommique provoque son premier génocide en 1793. Au nom de la liberté et de l’égalité, la Première République invente l’archétype du régime totalitaire : le gouvernement par la terreur. Ivres d’idéologie, des comités bureaucratiques décrètent à demi-mots des “populicides” en prenant soin de ne jamais s’impliquer directement et d’en laisser la responsabilité aux exécutants. Lors de leur procès, ceux-ci rétorquent qu’ils n’ont fait qu’obéir aux ordres. Pour expliquer la similitude frappante entre les procès de Carrier, de Nuremberg, des Khmers Rouges…, il faut lire ce témoignage, d’autant plus accablant qu’il émane d’un révolutionnaire illustre.
La Révolution, malheur des peuples
En 1978 le grand historien François Furet écrivait déjà : « l’œuvre de Soljenitsyne a posé partout la question du Goulag au plus profond du dessein révolutionnaire ; il est inévitable que l’exemple russe vienne frapper comme un boomerang son “origine” française […] Aujourd’hui le Goulag conduit à repenser la Terreur, en vertu d’une identité dans le projet. Les deux révolutions restent liées. »* C’est donc naturellement qu’en 1993 Soljenitsyne préside l’inauguration du Mémorial de Vendée, sur les lieux même d’un Oradour-sur-Glane jacobin, pour y rappeler la filiation directe des totalitarismes du XXe siècle avec la 1re République populicide.
Sur la nature de la Monarchie de Juillet
Pour légitimer son usurpation de 1830, Louis-Philippe revendique une monarchie populaire par opposition à la traditionnelle monarchie royale. Bonald revient ici sur cette tentative de synthèse entre monarchie et démocratie, et montre combien l’abandon du régime de conseil pour le régime d’opposition est préjudiciable au bien commun. En effet, l’existence d’une opposition constitutionnelle, inhérente au gouvernement représentatif, rend celui-ci impotent tant elle excite l’ambition, exaspère les passions et pervertit jusqu’aux plus vertueux.