Vive le Roy

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Économie libérale : main invisible, main injuste

Les corps de métier solution alternative au capitalisme
dimanche 27 mai 2018 par DesMillets

Fondé sur l’égoïsme, le libéralisme économique ne se préoccupe pas de justice. Plus encore, dans la pratique il viole ses propres principes (principes de liberté du travail, de liberté de gestion, de libre concurrence, d’acceptation des risques). Pareillement il n’assure pas les droits qu’il prétend garantir comme les droits à l’emploi ou celui du choix de l’emploi. En réalité tout le système est organisé pour qu’une toute petite minorité puisse concentrer et conserver dans ses mains tous les pouvoirs et l’argent sans la contrepartie de la responsabilité. À l’opposé, le système naturel des corps de métier est fondé sur les principes de justice, d’adéquation au bien commun, de responsabilité, de juste prix et de répartition équitable des bénéfices.



LYON, ville martyre de la 1re République, par Louis-Marie PRUDHOMME (1797)

La terreur comme instrument de pouvoir
mardi 1er mai 2018 par Mauny

Le texte suivant montre que le journaliste Louis-Marie Prudhomme (1752-1830) n’est pas vraiment royaliste, mais il donne une idée des massacres commis à Lyon par la Convention pendant la Terreur en 1794. Pour asseoir sa domination, le premier soin du pouvoir révolutionnaire est d’établir ou de consolider des sociétés de pensée (ou Clubs) constitués de ratés, d’aigris et de marginaux. Ce sont ces mêmes personnages qui, plus tard dans les Tribunaux révolutionnaires, décideront qui doit mourir, imagineront les supplices et exécuteront les condamnés. L’héroïque résistance des Lyonnais se solde, selon Prudhomme, par plus de trente mille victimes de tout sexe, de tout âge et de toutes conditions.



Qu’est-ce que la monarchie ? par Guy Augé (1992)

La monarchie dans la tradition politique occidentale
dimanche 15 avril 2018 par ISH

Quelle est la situation de la monarchie dans la philosophie politique ? Quel est le modèle historique de la monarchie française ? et enfin, quel est son héritage ? Telles sont les questions abordées par Guy Augé dans cette remarquable synthèse.



Boniface VIII et Philippe le Bel : Les protagonistes et leurs argumentaires

Rapports Église/État, 2e partie
dimanche 4 mars 2018 par Alexis Witberg

Le droit romain nous est connu grâce à l’empereur Justinien Ier qui établit au VIe siècle une collection de décisions de justice faisant jurisprudence. Redécouvert à la fin du XIe siècle ce droit conforme au droit naturel est rapidement enseigné à l’université de Bologne où il influence le droit de l’Église ou droit canon. De nombreux clercs et papes — dont Boniface VIII — l’étudient à cette université, avec un effet pervers : ils finissent par considérer que l’Église absorbe les cités politiques et que le pape est en réalité le souverain temporel universel. Les prétentions du canoniste Boniface VIII développées à partir d’arguments juridiques se heurtent à la résistance du roi de France Philippe le Bel soutenu par l’université de théologie de Paris. C’est en effet l’éminent dominicain Jean de Paris qui construit l’argumentaire théologique que les légistes du Roi opposent au Pape. Voilà qui prend le contre-pied des fables colportées au XIXe siècle par l’école libérale mennaisienne.



Libres propos d’un fils de la modernité : Adolf Hitler

Échantillon d’une pensée révolutionnaire
dimanche 11 février 2018 par Faoudel

Ces citations de Hitler révèlent un homme aux préoccupations très modernes : vivre en communion avec la nature, prêcher la tolérance religieuse, faire triompher la « raison » sur un christianisme maudit, « libérer » l’homme des autorités traditionnelles par la révolution. Moderne, l’abandon de l’institution politique pour le mythe de l’élection du meilleur, de l’homme providentiel qui apportera le salut au pays. Moderne, ce subjectivisme irresponsable d’une raison humaine autonome, débarrassée de toute transcendance : « je puis me tromper, mais je suis de bonne foi » ; même si l’erreur coûte quelques millions de vies. Faut-il s’en étonner ? Par essence révolutionnaire, l’idéologie conduit toujours aux mêmes effets : le « Führer » est bien le digne continuateur des grands ancêtres de 1789 dont il revendique l’héritage.



Vœux de Mgr le Prince Louis de Bourbon, Duc d’Anjou pour l’année 2018

dimanche 21 janvier 2018 par VLR
Français, mes chers compatriotes, Depuis plusieurs années, j’ai pris l’habitude de m’adresser à vous durant le mois où des vœux sont formés pour ceux que l’on aime. Au début, ce message du 21 janvier n’était reçu que par les fidèles qui, en cette date anniversaire de la mort du Roi Louis XVI revivaient (...)


Nature et propriétés de l’autorité royale, par Bossuet

Politique tirée de l’Écriture Sainte (Livre III)
vendredi 5 janvier 2018 par MabBlavet

La politique tirée de l’Écriture sainte est publiée en 1709, à l’aube de ce « siècle des Lumières » qui voit triompher les très subversives leçons politiques du Prince de Machiavel paru presque deux cents ans plus tôt (1532). En effet, partout on moque la transcendance en politique, l’homme est considéré comme irrémédiablement méchant, et seul compte l’efficacité au détriment de la moralité : « […] celui qui veut en tout et partout se montrer homme de bien ne peut manquer de périr au milieu de tant de méchants. Il faut donc qu’un prince qui veut se maintenir apprenne à ne pas être toujours bon, et en user bien ou mal, selon la nécessité.* » Avec son éloquence, Bossuet prend le contre-pied de ces théories funestes et rappelle que le roi est l’auxiliaire de Dieu pour faire le bien, qu’il est tenu d’aimer son peuple comme un père et de l’élever en vertu. Aussi l’autorité royale doit-elle être sacrée, absolue, paternelle et soumise à la raison.



Petite histoire de la légitimité de 1883 à nos jours

De la résistance au modernisme
samedi 16 décembre 2017 par VLR

L’histoire du mouvement légitimiste est celle de la fidélité à l’ordre naturel de la monarchie traditionnelle, et celle du refus de tout ralliement au modernisme :

  • 1830 et 1883 : refus du ralliement aux Orléans qui prétendent se faire rois en violant les Lois Fondamentales du Royaume.
  • 1892 : refus du Ralliement de l’Église à un régime républicain qui revendique l’autonomie de l’homme par rapport à la nature humaine (et donc par rapport à la volonté du Créateur de cette nature).
  • 1965 : refus du ralliement à la modernité d’une Église catholique qui entend s’attirer les bonnes grâces de la religion de l’homme-dieu lors du Concile Vatican II*.

À la manière d’Antigone, le combat qui fait l’honneur des légitimistes consiste à proclamer la loi naturelle et divine, parfois même en s’opposant aux autorités politiques ou religieuses censées la défendre.



Catholiques, protestants, musulmans, juifs, athées … pour le Roi

Aux sources de la légitimité
dimanche 26 novembre 2017 par Faoudel

Un gouvernement, même le plus mauvais et le plus injuste, possède une légitimité minimale, car il est encore préférable au chaos de l’anarchie qui n’est que la version atomisée et généralisée de la loi du plus fort. Cependant il existe des degrés positifs de légitimité qui permettent de définir et de classer les gouvernements justes, selon qu’ils se fondent sur un de ces trois degrés de légitimité :

  • 1er degré : Reconnaissance de la loi naturelle — véritable écologie du comportement humain —, et reconnaissance du droit naturel pour tout homme de vivre selon cette loi (critère compatible avec l’athéisme).
  • 2e degré : Reconnaissance de l’origine divine de la loi naturelle et donc reconnaissance du droit divin de vivre selon cette loi (critère compatible avec la plupart des religions).
  • 3e degré : Reconnaissance de Jésus-Christ Roi des rois, Verbe de Dieu, Dieu unique fait-homme et modèle du roi serviteur de tous (critère compatible avec la plupart des religions chrétiennes).

Les monarchies traditionnelles s’efforcent au moins de respecter la loi naturelle. En reconnaissant à leurs sujets le droit naturel d’être gouvernés et de vivre selon cette loi transcendante, les rois établissent la justice et obtiennent de tous leurs peuples, non seulement l’obéissance libre, mais plus encore leur amour.



Boniface VIII et Philippe le Bel : chronologie de la querelle

Rapports Église/État, Ire partie
vendredi 3 novembre 2017 par Alexis Witberg

Depuis deux siècles, l’État moderne impose à tous, nolens volens, sa vision totalitaire de la liberté d’un genre humain affranchi de l’ordre naturel et divin, et cherche à revêtir non seulement la majesté des rois mais aussi la sacralité de l’Église. La volonté de retracer les origines de cet État moderne conduit parfois à des rétrospectives contestables. C’est ainsi que l’affrontement qui éclate entre 1296 et 1303 entre le pape Boniface VIII (1294-1303) et le roi de France Philippe IV le Bel (1285-1314) est trop souvent présenté comme un moment clef de la genèse de la Modernité…


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