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Crise de l’autorité et totalitarisme selon Hannah ARENDT (1906-1975)

le totalitarisme conséquence de la disparition de l’autorité
lundi 15 septembre 2008 par Faoudel Enregistrer au format PDF

Hannah Arendt figure parmi les grands noms de la philosophie politique du XXe siècle. Ses travaux ont porté sur la modernité et sur l’apparition de ces régimes politiques absolument inédits que constituent les totalitarismes. Rompant avec une analyse libérale qu’elle réfute, elle définit clairement la nature du régime autoritaire qu’elle oppose aux régimes tyrannique et totalitaire.

Introduction

Les citations sont tirées du livre : La crise de la culture. [1]

Une étude complète du concept d’autorité chez Hannah Arendt dépasse largement l’objectif de cet article, d’autant que nous ne la suivons pas sur l’ensemble de son analyse. [2]

Si du patriarche hébreu à l’inca, du roi africain au mikado en passant par le sultan, la figure autoritaire se retrouve dans toutes les civilisations traditionnelles, dans les pages suivantes la philosophe s’intéresse particulièrement à cette forme originale de l’autorité politique qui a eu cours dans l’Occident chrétien.

Incompatibilité de l’autorité avec la violence de la tyrannie et la persuasion égalitaire.

Puisque l’autorité requiert toujours l’obéissance, on la prend souvent pour une forme de pouvoir ou de violence. Pourtant l’autorité exclut l’usage de moyens extérieurs de coercition ; là où la force est employée, l’autorité proprement dite a échoué.

L’autorité, d’autre part, est incompatible avec la persuasion qui présuppose l’égalité et opère par un processus d’argumentation. Là où on a recours à des arguments, l’autorité est laissée de côté. Face à l’ordre égalitaire de la persuasion, se tient l’ordre autoritaire, qui est toujours hiérarchique.

S’il faut vraiment définir l’autorité, alors ce doit être en l’opposant à la fois à la contrainte par force et à la persuasion par arguments. (La relation autoritaire entre celui qui commande et celui qui obéit ne repose pas sur une raison commune ni sur le pouvoir de celui qui commande ; ce qu’ils ont en commun, c’est la hiérarchie elle-même, dont chacun reconnaît la justesse et la légitimité, et où tous deux ont d’avance leur place fixée.) [3]

Gouverner par persuasion est devenu l’art de "nos " démocraties modernes. À n’importe quel échelon de la société, pas une décision n’est prise sans un consensus préalable. Si l’illusion de la liberté et du pouvoir des égaux délibérants ― jaloux de leurs droits ― est préservée, en réalité, les dés sont pipés : la consultation est purement formelle et la décision déjà arrêtée. Les esprits ont été conditionnés auparavant par de la propagande, des techniques de rhétorique et de communication. C’est l’ère du verbiage, de la manipulation de masse : ce n’est plus la soumission au réel qui compte, ni la recherche de la vérité ― car de toutes façons on n’y croit plus ― mais le “savoir convaincre”. Que l’on songe aux trésors de stratégies (et financiers) dépensés dans les campagnes électorales pour désigner un gouvernement qui ne réalisera jamais ce pour quoi il a été élu !

A contrario, la soumission volontaire à une hiérarchie procède de la reconnaissance d’une nécessité essentielle, d’un ordre qui dépasse le vouloir humain. C’est la soumission à la réalité de notre nature qui requiert la soumission à l’autorité pour grandir en vertu.

En effet, l’existence d’une hiérarchie entraîne l’application du principe de subsidiarité selon lequel l’autorité politique délègue des parcelles d’autorité à des corps intermédiaires qui reportent ce schéma dans leur propre organisation.

Par la participation à l’autorité, l’homme se responsabilise, il est porté naturellement à développer les vertus nécessaires à l’exercice de cette autorité. Il est moins enclin à revendiquer des droits qu’à remplir avec zèle ses devoirs au prix d’un effort constant sur soi. La société toute entière jouit alors des vertus de ses membres et le bien commun grandit.

L’autorité limite la liberté mais la préserve.

D’une manière générale, ce fut le propre des théories libérales de partir de l’hypothèse que « la constance du progrès... dans la direction d’une liberté organisée et assurée est le fait caractéristique de l’histoire moderne [4] » et de considérer toute déviation de ce parcours comme un processus réactionnaire conduisant dans la direction opposée. Cela leur fait négliger les différences de principe entre :
  • la restriction de la liberté dans les régimes autoritaires,
  • l’abolition de la liberté politique dans les tyrannies et les dictatures,
  • et l’élimination totale de la spontanéité elle-même, c’est-à-dire de la manifestation la plus générale et la plus élémentaire de la liberté humaine, élimination à laquelle visent seulement les régimes totalitaires, au moyen de leurs diverses méthodes de conditionnement.

L’écrivain libéral, qu’intéresse l’histoire et le progrès de la liberté plutôt que les formes de gouvernement, ne voit là que des différences de degré, et méconnaît qu’un gouvernement autoritaire voué à restreindre la liberté reste lié à la liberté qu’il limite dans la mesure où il perdrait sa substance même s’il l’abolissait complètement, c’est-à-dire se transformerait en tyrannie.

La même chose vaut pour la distinction entre pouvoir légitime et illégitime, qui est le pivot de tout gouvernement autoritaire. L’écrivain libéral tend à n’y porter que peu d’attention car sa conviction est que tout pouvoir corrompt et que la constance du progrès exige une disparition constante du pouvoir, quelle que soit l’origine de celui-ci. [5]

L’autorité implique une obéissance dans laquelle les hommes gardent leur liberté. [6]

Mais dans nos modernes démocraties, la spontanéité n’est-elle pas étouffée par la tyrannie de l’opinion ? N’hésite-t-on pas à formuler un quelconque jugement, sans s’assurer au préalable, qu’il est “politiquement correct”, qu’il ne heurte aucun des dogmes libéraux, et ne nous vaudra pas d’être voué aux gémonies ?

Par ailleurs, pour nos contemporains, le but de la vie est de se faire plaisir : l’homme qui vit sa passion est regardé avec admiration et respect même si c’est un parfait égoïste. Aussi la possibilité d’une autorité bienveillante soucieuse du bien commun est-elle inimaginable, le détenteur du pouvoir ne saurait qu’en abuser pour jouir aux dépens des autres. Matérialisme et disparition de l’autorité semblent étroitement liés.

Différences entre régimes autoritaire et tyrannique

La différence entre la tyrannie et le gouvernement autoritaire a toujours été que le tyran gouverne conformément à sa volonté et à son intérêt, tandis que même le plus draconien des gouvernements autoritaires est lié par des lois.

Ses actes sont contrôlés par un code dont l’auteur ne fut pas un homme, comme dans le cas de la loi de la nature, des commandements de Dieu, ou des idées platoniciennes, ou du moins aucun des hommes qui sont effectivement au pouvoir.

La source de l’autorité dans un gouvernement autoritaire est toujours une force extérieure et supérieure au pouvoir qui est le sien ; c’est toujours de cette source, de cette force extérieure qui transcende le domaine politique, que les autorités tirent leur « autorité », c’est-à-dire leur légitimité, et celle-ci peut borner leur pouvoir. [7]

Le gouvernement monarchique de l’Ancienne France répond bien à la définition du régime autoritaire :

  • Lors de la cérémonie du Sacre, le roi reçoit institutionnellement son autorité de Dieu.
  • Son pouvoir est absolu (c’est à dire “parfait”) mais dans un cadre limité par les lois fondamentales du Royaume et par le Droit Naturel (il ne peut pas exiger de ses sujets l’obéissance pour des ordres injustes, contraires à la Foi ou aux bonnes mœurs).

Image du gouvernement autoritaire.

Comme image du gouvernement autoritaire, je propose la figure de la pyramide, qui est bien connue dans la pensée politique traditionnelle.

La pyramide est en effet une image particulièrement adéquate pour un édifice gouvernemental qui a au-dehors de lui-même la source de son autorité, mais où le siège du pouvoir se situe au sommet, d’où l’autorité et le pouvoir descendent vers la base de telle sorte que chacune des strates successives possède quelque autorité, mais moins que la strate supérieure, et où, précisément à cause de ce prudent processus de filtrage, toutes les couches du sommet à la base sont non seulement solidement intégrées dans le tout, mais sont entre elles dans le même rapport que des rayons convergents dont le foyer commun serait le sommet de la pyramide aussi bien que la source transcendante d’autorité au-dessus de lui.

Cette image, il est vrai, ne peut servir que pour le type chrétien de régime autoritaire tel qu’il s’est développé par et sous la constante influence de l’Église au Moyen Âge, quand le foyer au-dessus et au-delà de la pyramide terrestre fournissait le point de référence nécessaire au type chrétien d’égalité, nonobstant la structure strictement hiérarchique de la vie terrestre.

En tout cas, la forme autoritaire de gouvernement avec sa structure hiérarchisée est la moins égalitaire de toutes ; elle érige l’inégalité et la différence en principes omniprésents. [8]

Image du gouvernement tyrannique.

Toutes les théories politiques qui traitent de la tyrannie sont d’accord pour l’assimiler rigoureusement aux formes égalitaires de gouvernement ; le tyran est le dirigeant qui gouverne seul contre tous, et les « tous » qu’il oppresse sont tous égaux, c’est-à-dire également dépourvus de pouvoir.

Si nous nous en tenons à l’image de la pyramide, tout se passe comme si les couches intermédiaires entre le sommet et la base étaient détruites, de telle sorte que le sommet demeure suspendu, soutenu seulement par les proverbiales baïonnettes, au-dessus d’une masse d’individus soigneusement isolés, désintégrés, et complètement égaux.

La théorie politique classique excluait totalement le tyran de l’humanité, et l’appelait un « loup à figure humaine » (Platon) à cause de cette situation d’un contre tous, où il s’était mis lui-même, et qui établissait une distinction tranchante entre son gouvernement, le gouvernement d’un seul, que Platon appelle encore indifféremment μον-αρχία, ou tyrannie, et les diverses formes de royauté ou βασιλεία. [9]

Il est amusant de constater que les critères proposés par Hannah Arendt pour identifier une tyrannie (égalité des citoyens, absence de corps intermédiaires entre les individus et l’État, isolement des individus, oppression par le pouvoir, le tyran qui n’a d’autre référence que lui-même ...) constituent précisément ce que les auteurs contre-révolutionnaires reprochent aux sociétés démocratiques. Dans ces sociétés le pouvoir qui opprime est détenu de façon occulte par des intérêts privés (lobbies marchands et/ou idéologiques) ; il n’a aucune morale autre que celle du moment et qu’il s’est donnée à lui même.

Image du gouvernement totalitaire.

Par opposition à ces deux régimes, autoritaire et tyrannique, l’image adéquate du gouvernement et de l’organisation totalitaires me paraît être la structure de l’oignon, au centre duquel, dans une sorte d’espace vide, est situé le chef ; quoi qu’il fasse — qu’il intègre le corps politique comme dans une hiérarchie autoritaire, ou qu’il opprime ses sujets, comme un tyran —, il le fait de l’intérieur et non de l’extérieur ou du dessus.

Toutes les parties, extraordinairement multiples, du mouvement : les organisations de sympathisants, les diverses associations professionnelles, les membres du parti, la bureaucratie du parti, les formations d’élite et les polices, sont reliées de telle manière que chacune constitue la façade dans une direction, et le centre dans l’autre, autrement dit joue le rôle du monde extérieur normal pour une strate, et le rôle de l’extrémisme radical pour l’autre.

Le grand avantage de ce système est que le mouvement fournit à chacune de ses couches, même dans le cadre d’un régime totalitaire, la fiction d’un monde normal en même temps que la conscience d’être différente de ce monde, et plus radicale que lui.

Ainsi les sympathisants des organisations de façade, dont les convictions ne diffèrent qu’en intensité de celles des membres du parti, encadrent tout le mouvement, et fournissent une façade trompeuse de normalité au monde extérieur, du fait de leur absence de fanatisme et d’extrémisme, tandis qu’en même temps ils représentent le monde normal pour le mouvement totalitaire dont les membres en arrivent à croire que leurs convictions ne diffèrent qu’en degré de celles des autres gens, de sorte qu’ils n’éprouvent jamais le besoin de s’informer de l’abîme qui sépare leur monde de celui qui l’environne réellement.

La structure en oignon permet au système d’être, par son organisation, à l’épreuve du choc dont le menace la factualité du monde réel. [10]

Disparition contemporaine de l’autorité et menaces graves sur la liberté.

Qui pourrait nier les graves menaces, de toutes origines, auxquelles la liberté n’a cessé d’être exposée, depuis le début du siècle, et la montée de toutes sortes de tyrannies, au moins depuis la fin de la Première Guerre mondiale ? Qui peut nier d’autre part que la disparition, pratiquement de toutes les autorités traditionnellement établies ait été une des caractéristiques les plus spectaculaires du monde moderne ? [11]

Par ces phrases Hannah Arendt vise surtout les tyrannies communistes et nazie, mais 150 ans plus tôt la Révolution française ne présentait-t-elle pas déjà cette haine de l’autorité accompagnée de la disparition de libertés élémentaires ?
À partir de l’arrestation du roi on constate plusieurs décisions politiques liberticides :

  • abolition des libertés provinciales au nom de l’égalité ...
  • droits d’association interdits pour les ouvriers (loi LE CHAPELLIER),
  • la Terreur et sa loi des suspects,
  • massacres industriels, au nom de la liberté, des “fanatiques” coupables ― ou simplement suspects ― d’être catholiques ou royalistes...

La crise de l’autorité profite aux régimes totalitaires.

Cette crise, manifeste dès le début du siècle, est d’origine et de nature politiques. La montée de mouvements politiques résolus à remplacer le système des partis, et le développement d’une forme totalitaire nouvelle de gouvernement, ont eu pour arrière-fond un effondrement plus ou moins général, plus ou moins dramatique, de toutes les autorités traditionnelles. Nulle part cet effondrement n’a été le résultat direct des régimes ou des mouvements eux-mêmes. Tout s’est passé plutôt comme si le totalitarisme, sous la forme des mouvements aussi bien que des régimes, était le mieux fait pour tirer parti d’une atmosphère sociale et politique générale dans laquelle le système des partis avait perdu son prestige, et dans laquelle l’autorité du gouvernement n’était plus reconnue. [12]

Augustin COCHIN a bien souligné le travail de sape contre l’autorité développé dans les sociétés de (libre) pensée depuis le XVIIIe siècle, avec l’objectif de lui substituer un modèle de société égalitaire. Ce lavage de cerveaux colossal a fini par payer et s’est retourné en quelque sorte contre ses zélateurs.

L’incompétence et la corruption des régimes parlementaires, toujours soumis aux intérêts de la classe bourgeoise, a achevé de discréditer ce qui restait d’autorité politique. La haine du régime bourgeois mêlée à la haine des autorités traditionnelles ― identifiés artificiellement l’un aux autres ― constituèrent les moteurs des révolutions communistes et nazie. On relira à ce sujet Le passé d’une illusion de François FURET et la thèse de doctorat de Georgette MOUTON sur la jeunesse et genèse du nazisme.

De politique, la crise de l’autorité s’est propagée à toutes les autorités traditionnelles.

Le symptôme le plus significatif de la crise, et qui indique sa profondeur et son sérieux, est qu’elle a gagné des sphères prépolitiques, comme l’éducation et l’instruction des enfants, où l’autorité, au sens le plus large, a toujours été acceptée comme une nécessité naturelle, manifestement requise autant par des besoins naturels, la dépendance de l’enfant, que par une nécessité politique : la continuité d’une civilisation constituée, qui ne peut être assurée que si les nouveaux venus par naissance sont introduits dans un monde préétabli où ils naissent en étrangers.

Étant donné son caractère simple et élémentaire, cette forme d’autorité a servi de modèle, durant toute l’histoire de la pensée politique, à une grande variété de formes autoritaires de gouvernement.

Par conséquent, le fait que même cette autorité prépolitique qui présidait aux relations entre adultes et enfants, maîtres et élèves, n’est plus assurée, signifie que toutes les métaphores et tous les modèles de relations autoritaires traditionnellement à l’honneur ont perdu leur plausibilité.

En pratique aussi bien qu’en théorie, nous ne sommes plus en mesure de savoir ce que l’autorité est réellement. [13]

… il est vrai que la nécessité de l’« autorité » est plus plausible et évidente dans l’élevage de l’enfant et dans l’éducation que nulle part ailleurs. C’est pourquoi il est si caractéristique de notre temps de vouloir extirper jusqu’à cette forme extrêmement limitée et politiquement sans importance de l’autorité. [14]

Effectivement les modèles de l’autorité paternelle et celle du maître, permettront ensuite à l’adulte de comprendre et d’aimer l’autorité politique, ainsi d’ailleurs que l’autorité divine.
À notre sens, cela explique cet acharnement à faire disparaître les autorités prépolitiques constaté par Hannah ARENDT : il s’agit à tout prix d’empêcher les hommes de se représenter l’autorité, de la désirer pour avoir connu ses bienfaits. In fine c’est Dieu même, la Source de l’autorité qui est visé. Selon la devise « ni Dieu, ni maître  », l’homme s’affranchit de la loi de Dieu, il s’autonomise dans ce que l’on appelle le naturalisme.

Conclusion

Le grand intérêt des passages précédents réside dans les définitions et distinctions entre régimes autoritaire, tyrannique, totalitaire. En outre, Hannah Arendt constate que le régime totalitaire ne résulte pas d’un excès d’autorité, mais au contraire, de son absence. La disparition de l’autorité, loin de libérer les hommes, aboutit à la disparition des libertés et à l’enfer sur terre.

[1Hannah Arendt, La crise de la culture, Folio Essais

[2En effet, elle montre dans certains passages de l’hostilité à la tradition chrétienne qu’elle ne saisit pas toujours très bien. Par exemple, elle attribue à saint Augustin l’“invention” de la peur de l’Enfer, alors que dans de nombreux passages des évangiles le Christ Lui-même y fait allusion. Que l’on songe à la punition du mauvais serviteur dans la parabole des talents : « … jetez-le dans les ténèbres : là seront les pleurs et les grincements de dents. » Math. 25 30

[3Hannah Arendt, La crise de la culture, Folio Essais, p. 123.

[4Cette formulation est celle de Lord Acton dans sa « Leçon inaugurale sur l’“Étude de l’Histoire” », réimprimée in Essays on Freedom and Power, New York, 1955, p.35. 

[5Hannah Arendt, La crise de la culture, Folio Essais, p. 128.

[6Hannah Arendt, La crise de la culture, Folio Essais, p. 140.

[7Hannah Arendt, La crise de la culture, Folio Essais, p. 128-129.

[8Hannah Arendt, La crise de la culture, Folio Essais, p. 130.

[9Hannah Arendt, La crise de la culture, Folio Essais, p. 131.

[10Hannah Arendt, La crise de la culture, Folio Essais, p. 131.

[11Hannah Arendt, La crise de la culture, Folio Essais, p. 133.

[12Hannah Arendt, La crise de la culture, Folio Essais, p. 121-122.

[13Hannah Arendt, La crise de la culture, Folio Essais, p. 122.

[14Hannah Arendt, La crise de la culture, Folio Essais, p. 157.


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