Préface de VLR
Depuis 1791 et la loi Le Chapelier qui abolissait les corporations et le droit d’association, les ouvriers exploités par la bourgeoisie révolutionnaire, étaient plongés dans la misère la plus épouvantable. En dehors des œuvres caritatives chrétiennes, personne ne se souciait du sort de ces malheureux. Le souci permanent de Henri V pour les plus pauvres, souci traduit notamment dans cette lettre sur les ouvriers, suscitera la vocation de plusieurs catholiques sociaux (comme La Tour du Pin et Albert de Mun) lesquels furent à l’origine de ce que l’on appellera plus tard la doctrine sociale de l’Église.
Le texte suivant est celui de la lettre de Henri V mais les intertitres sont de la rédaction de VLR.
Introduction
L’opinion publique a le pressentiment d’une crise prochaine. Les ouvriers le partagent, et l’expression de leurs vœux après l’exposition de Londres suffit pour nous en convaincre. Il m’a donc semblé que le moment était venu de leur montrer que nous nous occupons de leurs intérêts, que nous connaissons leurs besoins, et que nous avons à cœur d’améliorer, autant qu’il est en nous, leur situation. En conséquence, j’ai pensé qu’il était utile d’appeler l’attention et la sollicitude de nos amis sur cette grave question.
Essayons ici, après avoir signalé le mal, d’en indiquer le remède.
Vive le Roy

