Vive le Roy

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Autorité et Pouvoir chez les classiques et les modernes

La forme du régime politique est-elle neutre ?
samedi 4 avril 2015 par Faoudel

La république moderne légitime son pouvoir par son caractère rationnel, voire scientifique, et lui oppose l’irrationalité d’une monarchie traditionnelle légitimée par le droit divin. Que faut-il comprendre par « rationalité du pouvoir » dans la république ? Qu’est ce que cette autorité que revendique la monarchie traditionnelle ? il y a deux siècles tous les peuples vivaient sous des monarchies traditionnelles, comment expliquer alors l’expansion mondiale et apparemment inexorable des régimes républicains démocratiques ou autocratiques (présidents à vie) ? Y aurait-il une affinité entre la modernité et la république ?



Les lettres de cachet, par Frantz FUNCK-BRENTANO, de l’Institut

L’autorité royale, extension de l’autorité paternelle
vendredi 13 mars 2015 par MabBlavet

Pour nos contemporains, les lettres de cachet constituent la preuve de l’arbitraire royal, le symbole du caractère tyrannique de l’Ancien Régime. Pour l’historien qui — comme Funck-Brentano — travaille sur les archives, les lettres de cachet sont une institution qui suivent une procédure complexe mais rigoureuse. Elles concernent très peu d’affaires d’État, quelques affaires judiciaires mais surtout des différends familiaux. Souvent en effet, pour éviter le scandale d’un procès, un parent ou un conjoint en appelle au roi pour isoler un temps : qui un beau-fils débauché (cas du pédophile Marquis de Sade), qui une fille dispendieuse, qui un mari infidèle, qui une femme dont l’inconduite publique déshonore la famille. Chaque demande est alors suivie d’une enquête de police et aboutit (ou pas) à une lettre de cachet. D’autres lettres de cachet sont comparables à nos « mandats d’amener » pour empêcher qu’un inculpé dans une procédure judiciaire ne s’échappe. Dans cette étude, l’académicien Funck-Brentano dresse le portrait d’une France pittoresque.



Mécanisme des sociétés de pensée, par Augustin COCHIN

La liberté absolue de l’individu gage de l’esclavage de masse
jeudi 26 février 2015 par Faoudel

De la loge au syndicat, de la cellule du parti à l’Assemblée nationale, la machine démocratique promeut une liberté analogue à celle d’une locomotive sur des rails. Impossible de s’écarter de la voie de l’opinion élaborée de façon occulte par ce que Augustin Cochin nomme le « cercle intérieur ». Si le troupeau vote mal, on le « travaille » et il votera encore jusqu’à ce que la motion préparée par le cercle intérieur passe. Alors cette motion sera présentée comme un progrès, un fait acquis, et plus aucune remise en cause ne sera tolérée.



Christine de Pisan (1364-1431)

Un aspect de la pensée politique française sous Charles VI
vendredi 16 janvier 2015 par Charles-Antoine Cardot

En ce début du XVe siècle la France souffre de la cruelle guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons anglophiles. Les autorités religieuse et politique sont défaillantes : d’une part deux papes se disputent la Chrétienté (c’est le grand schisme d’Occident) et d’autre part l’autorité du roi de France est profondément affaiblie par son état mental. En 1420, à la suite du Traité de Troyes qui reconnaît le fils du roi d’Angleterre comme roi de France et d’Angleterre, l’Université de Paris trahit et se range aux cotés de l’occupant anglais. Dans ce climat décadent, plusieurs intellectuels déclarent que les femmes ne sont que de simples objets de plaisir qu’il faut mettre en commun : seul compte le sexe (c’est la querelle de la Rose). Éprise de foi et de raison, et appuyée par le théologien jean Gerson, Christine de Pisan — un des tout premiers écrivains français — prend la plume pour défendre la paix, le roi légitime et les femmes, tout en dénonçant les folies de « Dame Opinion ». Quel message pour notre époque traversée de maux similaires, et dont les régimes politiques — tous issus d’une modernité ennemie de la transcendance — fondent précisément leur pouvoir sur l’opinion publique.



Crimes révolutionnaires commis dans le département de l’Ain, par Louis-Marie PRUDHOMME (1797)

La Révolution, ou le gouvernement par la terreur
samedi 3 janvier 2015 par Mauny

À l’aube des années 80, l’historien et ancien communiste François Furet lançait un pavé dans la mare des bien-pensants : « Aujourd’hui, le Goulag conduit à repenser la Terreur, en vertu d’une identité dans le projet. Les deux révolutions restent liées ; mais il y a un demi-siècle, elles étaient systématiquement absoutes dans l’excuse tirée des « circonstances », c’est-à-dire de phénomènes extérieurs et étrangers à leur nature. Aujourd’hui, elles sont accusées au contraire d’être consubstantiellement des systèmes de contrainte méticuleuse sur les corps et sur les esprits* ». En effet, la Révolution française a été la première à expérimenter ce gouvernement par la terreur qui a inspiré ensuite les révolutions socialistes, nationalistes, nazie et maintenant islamistes. Pourtant, devant l’ampleur des crimes et atrocités commises, il se trouve toujours de braves gens pour dire : « notre révolution a été trahie, ce n’est pas là son vrai visage ». Telle est l’opinion du citoyen Prudhomme dont il est ici retranscrit le compte-rendu sur les horreurs commises à Bourg-en Bresse par la Première République française en 1793.



Légitimité et royalisme, par Guy Augé

La légitimité, ou l’obéissance libre (1977)
jeudi 11 décembre 2014 par La Légitimité

S’il est une constante dans nos sociétés modernes, c’est bien le mépris du citoyen envers les représentants du pouvoir démocratique ; pouvoir auquel il est pourtant contraint d’obéir servilement au nom d’un légalisme justifié par le nombre ou l’opinion. Un Tocqueville le déplore : « Quelque soumis que fussent les hommes de l’ancien régime aux volontés du roi, il y avait une sorte d’obéissance qui leur était inconnue : ils ne savaient pas ce que c’était que se plier sous un pouvoir illégitime ou contesté, qu’on honore peu, que souvent on méprise, mais qu’on subit volontiers parce qu’il sert ou peut nuire. Cette forme dégradante de la servitude leur fut toujours étrangère […] Pour eux, le plus grand mal de l’obéissance était la contrainte ; pour nous, c’est le moindre. Le pire est dans le sentiment servile qui fait obéir(1) ». Seule la légitimité permet l’unité de peuples différents dans l’honneur et le respect de leurs libertés.



Le roi sous l’Ancien régime, par Frantz FUNCK-BRENTANO (1926)

Du modèle familial de la monarchie française
dimanche 23 novembre 2014 par MabBlavet

Dans sa Grande Étude Confucius dit : « Ceux qui désiraient bien gouverner leurs royaumes, s’attachaient auparavant à mettre le bon ordre dans leurs familles […] la famille étant bien dirigée, le royaume est ensuite bien gouverné ; le royaume étant bien gouverné, le monde ensuite jouit de la paix et de la bonne harmonie. » C’est précisément sur le modèle familial que s’est construite et développée notre monarchie française ainsi que le montre Funck-Brentano de l’Institut.



Miroir de prince, par Ronsard (1524-1585)

Institution pour l’adolescence du roi très chrétien Charles IX de ce nom
dimanche 9 novembre 2014 par MabBlavet

À part quelques bobos, le pseudo-modèle de l’artiste révolté — qu’on nous impose à grand renfort de coûteuses campagnes médiatiques —, n’abuse plus grand monde. En effet, pour exister, un Ronsard n’a pas besoin de « briser des tabous », il ne sent pas obligé de faire du laid et encore moins du scatologique. Dans ce poème, et suivant la longue tradition des « miroirs de prince »*, l’auteur de « Mignonne, allons voir si la rose… » dessine le portrait du bon prince. Horreur pour un moderne enivré d’autonomie ! le droit divin apparaît : pour être légitime, le roi doit reconnaître des lois supérieures aux siennes, les lois de Dieu, Roi des rois, qui sera son juge.



Révolution et religion entre persécution et instrumentalisation

De la fameuse « tolérance » des Lumières
vendredi 24 octobre 2014 par Philippe PICHOT-BRAVARD

L’idée fixe de la Révolution consiste à transférer tout l’amour que le chrétien porte à Dieu à celui, exclusif, de l’État. Selon le ministre Vincent Peillon la « religion de la République* » doit remplacer cette Église tant combattue et jalousée. La nouvelle religion séculière vise à la soumission des peuples par un tout petit nombre qui cherche à conformer le reste de l’humanité à son modèle idéologique, processus bien décrit par le philosophe C. S. Lewis** dans L’abolition de l’homme. Pourtant, malgré ses persécutions, la Révolution ne parvient pas à imposer la nouvelle foi laïque. Par dépit, elle tente alors d’instrumentaliser l’Église pour asservir les fidèles au nom d’une obéissance à des évêques désormais quasi-désignés par la République. Ainsi comprend-on l’extrême réserve de cet épiscopat français qui devrait nous défendre, et … qu’on entend très rarement.



Roi et Nation

Du naturel « amour du roi » au moderne « nationalisme » (2002)
vendredi 26 septembre 2014 par Jean-Pierre Brancourt

Qu’est-ce que la nation ? et le patriotisme ou le nationalisme ? Force est de constater que ces mots appartiennent au vocabulaire de la modernité. Les premiers à prétendre « représenter la Nation » sont les parlements, ces cours de justice censées conseiller le roi et rendre la justice en son nom. Louis XV leur répond en défendant l’État de droit, l’hétéronomie et la rationalité dans son célèbre Discours de la flagellation. Cette unité transcendante et organique du roi et de son peuple est violée quand les députés du Tiers-État s’autoproclament « Assemblée nationale » et « représentants de la Nation ». Alors prolifèrent les idéologies nationaliste, libérale et socialiste. Plus personne pour veiller à la justice et au bien commun. Libre cours est donné à l’intérêt du plus fort ou à l’égoïsme du lobby le plus habile, tout cela, au nom d’une « Nation » définie par Malesherbes comme « l’ensemble de tous les citoyens désireux de faire valoir leurs droits ».


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