Vive le Roy
Unir les peuples de France dans l’amour du Roi
L’A.B.C. du royalisme
L’Union des Cercles Légitimistes de France propose déjà plusieurs outils de formation comme son Programme des études politiques ou le Manifeste légitimiste. Les Cahiers de l’Université Saint-Louis constituent eux-aussi une synthèse de la pensée royaliste facilement utilisable dans le cadre d’un travail en cellule d’étude.
comment on remplace l’autorité en démocratie
Le détenteur de l’autorité est toujours une personne bien identifiée qui cultive son honneur en agissant par devoir conformément à un ordre transcendant toute volonté humaine. Cette soumission lui attire l’amour de ses subordonnés et le pouvoir moral de les obliger en conscience à travailler pour le bien commun. La démocratie a remplacé l’autorité par deux prédateurs sociaux. L’homme de parti qui pour jouir de la célébrité doit renoncer à l’honneur et au pouvoir : il n’est élu qu’en se soumettant servilement à l’opinion. L’homme de la société de pensée qui jouit avec ivresse de l’immense pouvoir de créer l’opinion en s’exprimant au « nom du peuple », mais dont l’action est lâche et occulte car l’anonymat est la condition de son efficacité.
Ma personne est tout, mon principe n’est rien
Les Orléans ont toujours été dynastes, cependant les Lois Fondamentales du Royaume les placent très loin derrière la branche aînée d’Anjou. Un prince d’Orléans désirant malgré tout satisfaire une ambition royale doit donc renoncer au principe de légitimité pour ne mettre en avant que sa seule personne. Feu le Comte de Paris est l’exemple extrême de cette stratégie préconisée par son aïeul, l’usurpateur Louis-Philippe. L’abandon de la transcendance ― pourtant inhérente à la monarchie ― le condamna tantôt à faire une cour servile au pouvoir en place, tantôt à se prostituer à l’opinion du jour, abdiquant de fait tout courage et tout honneur.
Somme théologique 1a-2ae, La loi, question 90
La loi est « une ordonnance de raison en vue du bien commun établie et promulguée par celui qui a charge de la communauté. » Aux antipodes du produit d’une volonté de domination autonome, la loi ainsi définie engage la raison de l’autorité dans sa soumission à un ordre qui n’est pas le sien, c’est l’hétéronomie. En effet, l’autorité politique doit d’abord identifier la fin de la vie humaine, pour ensuite trouver les moyens d’amener ceux dont elle a la charge à réaliser cette fin. Or la fin de l’homme présente un aspect collectif (vivre en Cité), et un aspect individuel (la béatitude céleste) ; magnifique équilibre que les sociétés modernes autonomes recherchent vainement en ne cessant d’osciller entre totalitarisme et individualisme.
Sur la nature de la Monarchie de Juillet
Pour légitimer son usurpation de 1830, Louis-Philippe revendique une monarchie populaire par opposition à la traditionnelle monarchie royale. Bonald revient ici sur cette tentative de synthèse entre monarchie et démocratie, et montre combien l’abandon du régime de conseil pour le régime d’opposition est préjudiciable au bien commun. En effet, l’existence d’une opposition constitutionnelle, inhérente au gouvernement représentatif, rend celui-ci impotent tant elle excite l’ambition, exaspère les passions et pervertit jusqu’aux plus vertueux.
Du modèle familial de la monarchie française
Dans sa Grande Étude Confucius dit : « Ceux qui désiraient bien gouverner leurs royaumes, s’attachaient auparavant à mettre le bon ordre dans leurs familles […] la famille étant bien dirigée, le royaume est ensuite bien gouverné ; le royaume étant bien gouverné, le monde ensuite jouit de la paix et de la bonne harmonie. » C’est précisément sur le modèle familial que s’est construite et développée notre monarchie française ainsi que le montre Funck-Brentano de l’Institut.
ou l’obéissance libre
Dans la cité traditionnelle, le bien commun est réalisé par l’obéissance librement consentie au roi légitime, en ce que lui-même est soumis à un ordre supérieur à toute volonté humaine. Avec la modernité, la volonté de l’homme s’affranchit de tout ordre dont elle n’est pas la source ; aucune limite ne vient donc plus la borner. Aussi, tout pouvoir qui s’exprime au nom de la volonté générale — pouvoir démocratique ou autocratique — est-il potentiellement totalitaire. Pourtant nombre de royalistes et de catholiques, oubliant la légitimité, espèrent restaurer la cité traditionnelle avec les armes de la modernité : les uns par les urnes, les autres par le coup d’état du “bon” dictateur, voire les deux à la fois…
La Révolution, malheur des peuples
En 1978 le grand historien François Furet écrivait déjà : « l’œuvre de Soljenitsyne a posé partout la question du Goulag au plus profond du dessein révolutionnaire ; il est inévitable que l’exemple russe vienne frapper comme un boomerang son “origine” française […] Aujourd’hui le Goulag conduit à repenser la Terreur, en vertu d’une identité dans le projet. Les deux révolutions restent liées. »* C’est donc naturellement qu’en 1993 Soljenitsyne préside l’inauguration du Mémorial de Vendée, sur les lieux même d’un Oradour-sur-Glane jacobin, pour y rappeler la filiation directe des totalitarismes du XXe siècle avec la 1re République populicide.
Ou les crimes de Danton et de la Commune
Fin Août 1792, l’Assemblée législative souhaite dissoudre la Commune de Paris tant ses excès l’exaspèrent. C’est compter sans les F∴ Danton et Marat qui en ont besoin comme instrument de terreur pour poursuivre la Révolution. Ainsi Danton lui obtient-il encore plus de pouvoir grâce à un argument promis à un bel avenir : « la Patrie est en danger. » Alors le cauchemar se réalise : on abolit toutes les libertés, on encourage la délation, on arrête les suspects ; puis dans d’effroyables conditions, on massacre les prisonniers : des prêtres surtout, des gentilshommes, des soldats, de simples suspects de sympathies royalistes, mais aussi des enfants en rééducation, des mendiants et même des prostituées.
Agir pour reconstruire la Cité
Loin du tapage médiatique, des collages, pétitions, manifestations et autres gesticulations révolutionnaires destinées à s’attirer les faveurs d’une opinion versatile, l’UCLF préconise une action en profondeur discrète et efficace : l’étude en cellule. En effet, convaincre durablement nécessite de s’adresser aux intelligences, d’où l’importance de bien connaître la monarchie traditionnelle française pour la faire aimer ; bien identifier aussi les idéologies pour mieux les démasquer. Aux nombreux légitimistes qui nous demandent un programme d’étude, nous proposons une progression en trois cycles.
Légitimité contre légalisme
Les détracteurs du droit naturel ignorent souvent qu’ils s’en prennent aux conceptions modernes de Grotius, Kant ou Taparelli d’Azeglio, très éloignées du droit naturel classique énoncé par Aristote et Thomas d’Aquin. Non déductif mais inductif, le droit naturel s’obtient par la soumission de l’intelligence au réel, par l’observation patiente de la nature dans les modèles justes qu’elle offre. Parce que le juste concret est sa finalité, il confère leur autorité aux lois, mais leur ôte tout caractère absolu : il permet, si nécessaire, de les corriger ou de les atténuer. À ce titre, le droit naturel constitue plus que jamais le remède au légalisme, cette plaie de nos sociétés modernes.
De l’origine maçonnique des idéologies
Si la thèse de doctorat de Goodrick-Clarke montre l’influence prépondérante des Loges dans la genèse du Nazisme, on peut en dire autant pour le Communisme qui n’est que la forme radicale de l’idéologie socialiste. Reste à expliquer pourquoi ces régimes totalitaires se sont affranchis de la tutelle des Loges pour ensuite les persécuter. De même, on peut légitimement se demander l’intérêt de la Maçonnerie à produire de telles monstruosités. Un de nos lecteurs propose ici quelques pistes de réponses à partir d’extraits de textes maçonniques de référence.
Abrégé de subversion par Adrien Loubier
Comment ces étudiants sérieux, après seulement quelques participations aux AG de grévistes, se sont-ils mutés, pour les uns en révolutionnaires hargneux et violents, et pour les autres en couards prêts à toutes les concessions ? Comment cette Conférence des Évêques de France a-t-elle pu déboucher sur des déclarations aussi insipides, consensuelles et pusillanimes ? C’est que ces deux groupes — et tant d’autres avec eux — ont en commun leur mode de fonctionnement en société de pensée. Catholiques, monarchistes et autres défenseurs du droit naturel ! impossible de survivre en démocratie sans s’instruire au préalable de cette technique de subversion de la pensée réaliste.
La tradition du droit monarchique français
La loi de succession dit Torcy, ministre de Louis XIV, « est regardée comme l’ouvrage de celui qui a établi toutes les monarchies et nous sommes persuadés, en France, que Dieu seul la peut abolir. » En effet, la désignation du roi par la Loi est la garantie du bien commun en ce qu’elle épargne au pays les divisions et affrontements pour la conquête du pouvoir. Or, à la mort d’Henri V comte de Chambord en 1883, et au mépris de la loi salique qui porte la maison d’Anjou à la succession, la maison d’Orléans revendique la couronne. Le juriste Derisseyl expose ici simplement le droit monarchique et met en lumière les velléités d’usurpation orléanistes.
la tradition politique de nos rois au XIXe siècle
On connait surtout le comte de Chambord pour sa défense du bien commun et des humbles contre une bourgeoisie révolutionnaire individualiste et matérialiste. Sa clairvoyance géo-politique est en revanche largement ignorée : Henri V perçoit très bien le danger que le nationalisme allemand fait courir à l’Europe, et celui que le nationalisme italien fait peser sur la chrétienté en s’attaquant au Pape. À l’opposé de la politique étrangère impérialiste et mercantile de la République, il prône pour la France, une mission civilisatrice et pacificatrice largement héritée du modèle capétien.
Le thomisme est une méthode, pas un système
Comme la loi révélée, la loi naturelle est aussi une manifestation de la volonté divine. Si l’Église est la gardienne du dépôt de la Révélation, la loi naturelle est quant à elle accessible à toute intelligence par l’observation du réel. Or la politique est naturelle comme la Cité ; aussi, lorsqu’il traite de sciences politiques, saint Thomas n’hésite pas à intégrer la pensée des sages païens tant Foi et raison ne sauraient se contredire. Rompant avec le providentialisme augustiniste de son temps, sans tomber dans le naturalisme d’un Siger de Brabant, il réévalue cette nature humaine que la Grâce accomplit sans jamais l’abroger.
La liberté absolue de l’individu gage de l’esclavage de masse
De la loge au syndicat, de la cellule du parti à l’Assemblée nationale, la machine démocratique promeut une liberté analogue à celle d’une locomotive sur des rails. Impossible de s’écarter de la voie de l’opinion élaborée de façon occulte par ce que Augustin Cochin nomme le “cercle intérieur”. Si le troupeau vote mal, on le “travaille” et il votera encore jusqu’à ce que la motion préparée par le cercle intérieur passe. Alors cette motion sera présentée comme un progrès, un fait acquis, et plus aucune remise en cause ne sera tolérée.
Le héros de la bataille de Brissarthe
N’en déplaise aux nationalistes, c’est bien la volonté politique qui est à l’origine d’une nation, et non l’inverse. De même, l’institution politique n’a jamais été l’expression d’un quelconque génie national, mais celle-ci s’efforce de rassembler des peuples hétérogènes pour former une Cité. Jean FOYER, agrégé de Droit, académicien, ancien ministre de la République converti au légitimisme, grand défenseur des droits de Louis XX devant les tribunaux, revient ici sur les origines de la dynastie capétienne et celles la France.
Du bon exercice de l’autorité royale
Nul espoir de rétablissement d’une société naturelle et chrétienne sans s’attacher d’abord à restaurer l’autorité. L’autorité impose à qui l’exerce des devoirs, le sacrifice de sa personne et la mission de conduire ceux dont il a la charge à mener une vie bonne ; alors il suscite l’amour. Logiquement le modèle de toute autorité se trouve dans sa source même : Dieu. Quelles sont dans cette perspective les perfections du chef, et comment celui-ci doit-il s’y prendre pour les acquérir ?
Chapitre VII du livre « Du système de dépopulation ou la vie et les crimes de Carrier »
Fille de la modernité, la bombe droit-de-l’hommique provoque son premier génocide en 1793. Au nom de la liberté et de l’égalité, la Première République invente l’archétype du régime totalitaire : le gouvernement par la terreur. Ivres d’idéologie, des comités bureaucratiques décrètent à demi-mots des “populicides” en prenant soin de ne jamais s’impliquer directement et d’en laisser la responsabilité aux exécutants. Lors de leur procès, ceux-ci rétorquent qu’ils n’ont fait qu’obéir aux ordres. Pour expliquer la similitude frappante entre les procès de Carrier, de Nuremberg, des Khmers Rouges…, il faut lire ce témoignage, d’autant plus accablant qu’il émane d’un révolutionnaire illustre.