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Petit recueil d’arguments en faveur de la monarchie
lundi 12 mai 2008 par MabBlavet Enregistrer au format PDF

Au cours de leurs discussions, les militants royalistes sont confrontés à l’ignorance de nos contemporains au sujet de la monarchie. Bien souvent, ce sont les mêmes objections auxquelles ils ont à répondre, les mêmes préjugés qu’il faut démystifier. Sous forme de conversation, ce texte constitue un argumentaire de base.

La Monarchie, c’est le passé.

Il faut entendre sous ce terme monarchie : monarchie à la française, c’est-à-dire la royauté.

En France, la Monarchie est souvent associée à l’histoire, tandis que la république est associée à une ère nouvelle née après 1789. Pour ses adversaires, la monarchie est le passé, donc, c’est rétrograde.

Mais la république, comme la Monarchie, est une forme d’institution, de gouvernement qui n’est pas liée à une époque. On la trouve dans la plus haute antiquité comme aujourd’hui. Dans l’histoire du monde, république et monarchie alternent avec d’autres formes de gouvernement, l’empire ou la dictature par exemple.

La Monarchie permet de conduire la politique dans une perspective historique. Elle est le garant du véritable progrès : comme pour les sciences physiques qui nécessitent d’accumuler les expériences dans un esprit pragmatique, les sciences sociales ne peuvent assurer le progrès que si elles retiennent les enseignements des expériences passées, hors de toute idéologie.

La Monarchie a l’expérience des siècles, elle est aussi la capacité de prévoir le long terme, par le souverain en ses conseils, débarrassé des soucis de réélection. Elle garantit le véritable progrès qui ne réside pas dans la jouissance égoïste ou dans la recherche de l’enrichissement à tout prix, mais dans la recherche et la conservation du bien commun qui est l’unité de la paix, le mieux vivre ensemble.

Il faut effacer dans les esprits : Monarchie/passé, République/progrès.

L’idée que l’histoire « avance » dans le sens du progrès est une illusion, née au temps des Lumières, selon laquelle les progrès des sciences et des techniques entraîneraient des progrès dans tous les autres domaines (morale, société, etc.). On voit de nos jour ce qu’il en est de cette chimère qui a conduit l’homme à violer la nature en se prenant pour le Créateur au lieu de la respecter en l’apprivoisant.

De même, la nature de l’homme ne change pas avec le temps. Contrairement à la République inspirée par les idéologies, la monarchie traditionnelle française n’a jamais eu pour ambition de faire évoluer l’homme vers le surhomme, de transformer sa nature, mais simplement, de rendre les personnes meilleures en développant chez elles les vertus, en leur faisant donner le meilleur d’elles-mêmes dans leur participation au bien commun.

C’est cet effort constant — conduit génération après génération — qui a fait s’épanouir la civilisation dans notre pays, et que les idéologies filles de la Révolution, s’acharnent à effacer les traces en promouvant l’individualisme, son esprit de révolte, d’irresponsabilité et de jouissance.

La monarchie est un régime fondé sur l’arbitraire.

Non. Pour (au moins) deux raisons.

  • D’abord parce que la monarchie était statutaire selon la terminologie de l’époque, c’est à dire qu’elle était régie par des règles — les Lois Fondamentales du Royaumes — qui sont une sorte de constitution. La Couronne (on dirait de nos jours l’État) était au-dessus du Roi. Ce dernier occupait une fonction (celle de diriger ses sujets en bon père de famille), mais n’était pas propriétaire du pouvoir. C’est ce qui différenciait la monarchie capétienne de celle des Mérovingiens ; c’est ce qui différencie la monarchie française des dictatures.
  • Ensuite, parce qu’entre l’État et le citoyen, les corps intermédiaires filtraient les lois dans leurs applications et participaient par délégation à l’autorité royale (principe de subsidiarité). Au sein des corps intermédiaires (métiers, paroisses, Parlements, assemblées diverses, cahiers de doléances etc.), on votait beaucoup mais sur des sujets concrets pour lesquels on avait une compétence.

Dans les républiques égalitaires et libertaires, il n’y a pas d’intermédiaire entre l’État et le citoyen : ce dernier est seul et démuni face aux décisions de l’État. De plus en en plus de lois (dont il ignore jusqu’à l’existence) l’étouffent dans sa vie quotidienne sans qu’il ne puisse dire son mot. Paradoxalement, on lui demande tous les cinq ans de voter pour un candidat et un programme économique au sujet duquel il n’a aucune compétence et qui demanderait à des experts des années d’étude ! ! !

Enfin, ces sociétés post-révolutionnaires — d’où sont bannies pratiquement toute hiérarchie des valeurs, où toutes les croyances sont bonnes et où chacun fait ce qui lui plaît — engendrent l’arbitraire des plus forts (ceux qui ont de l’argent) et la précarité pour les autres.

A-t-elle un avenir en France ?

Oui. Ce sont justement sa capacité de durer, sa longévité démontrée par les siècles qui font l’intérêt du régime monarchique. La république en revanche n’a jamais pu vraiment trouver sa forme. On parle déjà de VIe République. L’instabilité marque la vie politique française depuis deux siècles.
Le régime républicain, fondé sur les principes de la démocratie parlementaire et dont la dégradation est évidente, voire irréversible, perd l’estime et la confiance d’un nombre croissant de Français. Ce régime est structurellement incapable de se réformer. Fondé sur la loi du nombre, il entretient la division entre deux France (il y a un « peuple de gauche » et un « peuple de droite »).

Désormais la république brade la souveraineté de la France en faveur d’une entité européenne, fondée sur les seules valeurs marchandes. Beaucoup de Français se trouvent désemparés parce qu’ils ne savent pas comment remplacer ce régime peu soucieux du bien commun. Le salut du pays impose un revirement total par l’abandon des illusions démocratiques, et l’avènement du régime naturel qu’est la Monarchie, qui seule est fondée sur les valeurs morales traditionnelles auxquelles, croyants ou non, et plus qu’ils ne pensent eux mêmes, les Français restent attachés.

Nous avons aujourd’hui plusieurs exemples de Monarchies bien enracinées :

  • Le roi d’Espagne a su « rassembler » et devenir aux yeux des Espagnols le recours Suprême : lors d’une grève récente on a remarqué la réflexion d’un ouvrier espagnol lors : « maintenant, il n’y a plus que le Roi … » (Sous-entendu : pour nous sortir de là).
  • Il en est de même pour les monarchies scandinaves, voire, pour la Belgique, où le roi apparaît actuellement comme le dernier facteur d’unité.
  • Ailleurs, en Europe, chez les peuples qui se cherchent après la longue nuit communiste, comme les Roumains ou les Bulgares, de fortes aspirations se font jour vers des monarchies, jugées seules capables d’apporter justice et santé morale.
  • Plus loin encore, hors d’Europe, des exemples se font remarquer — au Maroc, en Jordanie, en Thaïlande, sans parler du Japon — chacun de ces peuples, selon son génie propre, trouve dans un monarque indiscuté et courageux la clef de sa pérennité.

En France aussi, on ressent une préoccupation de plus en plus fréquente et impérieuse de stabilité, de justice, d’intégrité, de sauvegarde du bien commun et de continuité à laquelle seule la Monarchie peut répondre.

Les Français ne sont pas prêts pour la Monarchie.

Si. Idée fausse (due aux Lumières) selon laquelle l’histoire va dans le sens du progrès ; elle assimile l’idée républicaine à une ère nouvelle née en 1789. Mais de plus en plus de Français perdent estime et confiance dans le régime républicain, fondé sur les principes et les pratiques de la démocratie « pouvoir du peuple pour le peuple », (loi du nombre, opposition permanente entre gauche et droite, surenchères démagogiques et abdication de la souveraineté en faveur d’une entité supranationale, fondée sur les seules valeurs marchandes).

La République est structurellement incapable de se réformer. Les Français, comme d’autres peuples, ont connu de nombreux régimes politiques, mais il y a plus de « républicains d’habitude » que de républicains convaincus.

Demandons-nous ce qui peut encore empêcher les Français d’accepter, de souhaiter même, ce recours à la Monarchie ? L’obstacle tient en deux mots : ignorance et désinformation.

Il faut donc inlassablement dénoncer les manipulations exercées sur les esprits, les mensonges contre la Monarchie, la faire découvrir, connaître et aimer ; il faut aussi expliquer que ce n’est pas sous les formes et les apparences de jadis qu’elle viendra, mais sous des formes actuelles (à organiser) et correspondant à des impératifs naturels permanents.

Seule la Monarchie peut apporter une réponse positive, non politicienne mais réaliste aux grands défis de l’avenir parce qu’elle est continuité, garantie de justice et de paix intérieure, et qu’elle s’enracine dans la religion et les traditions fondatrices.

Par traditions fondatrices nous entendons les faits, petits ou grands qui, sur une base historique réelle, se sont élevés à un niveau symbolique et ancrés dans la mémoire collective ; par exemple : le vase de Soissons (l’ordre), Bouvines (l’alliance du roi et du peuple), Saint-Louis sous son chêne (la justice), Jeanne d’Arc (une sainte pour le salut de la patrie) Henri IV (le panache blanc, la réconciliation, le retour à la prospérité). Louis XIV (la gloire de l’État, Versailles).

La Monarchie héréditaire, c’est le risque d’un Roi fou, pervers ou incapable, alors que l’élection du Président, qui est celle du meilleur, nous en préserve heureusement.

La critique de la succession héréditaire doit, pour un Charles VI dépressif, mettre en regard ses avantages : le successeur désigné, élevé et préparé dans cette perspective et l’économie des rivalités et luttes de faction, voire de la guerre civile. Au demeurant, lorsque se pose un tel problème, les institutions sont à même de mettre en place une régence. La monarchie n’a connu qu’un seul roi « fou » en huit siècles. L’élection démocratique ne l’a pas empêché. Quant aux gouvernants malades, les constitutions républicaines sont muettes.

Que signifie « le choix du meilleur » ? (Et d’ailleurs, qu’est-ce que le meilleur ?). Ce n’est pas « le meilleur » qui est élu, mais celui qu’une majorité relative choisit parmi les trois au quatre candidats supposés être les meilleurs, selon des critères inadéquats et une information très insuffisante ; celui dont le parti politique a organisé la meilleure campagne publicitaire pour vendre son idéologie. Que de désillusions ! les exemples récents, qu’il est inutile de nommer, sont hélas éloquents.

Le fils du Roi n’est peut-être pas le meilleur, ni le plus brillant, mais il est en tout cas le mieux préparé. Soucieux de laisser à ses successeurs une couronne intacte, il est évidemment tenu de se comporter dans la gestion de son royaume en bon père de famille, comme il l’a généralement fait.

La Monarchie, c’est l’arbitraire d’un souverain absolu qui, n’ayant de compte à rendre à personne, peut donc disposer sans contrôle et sans limite de ses sujets et de leurs biens.

Un des arguments les plus fréquemment entendus est : La Monarchie, c’est l’arbitraire d’un seul — autrement dit, nous aurions à faire à des potentats tyranniques qui auraient bu le sang du peuple. C’est la formule de Monarchie absolue qui suscite un contresens et une omission :

  • Un contresens car ab-solu (du latin absolutus) signifie étymologiquement « sans liens » ce qui signifie qu’elle n’est inféodée en rien à aucun pouvoir.
  • Une omission parce que les pouvoirs du roi sont limités par :
  1. les lois religieuses et morales communes à l’humanité (tu ne tueras pas, etc.)
  2. les engagements pris au moment du sacre
  3. les Lois Fondamentales du Royaume que l’on nommerait aujourd’hui constitution.
  4. les institutions coutumières (ordres, corps, communautés) dotées de chartes, de franchises et de privilèges (lois privées).

Absolue signifie que l’autorité du roi n’est pas limitée par les forces partisanes auxquelles, par le passé, les souverains ont eu à s’opposer (par exemple au temps des seigneurs féodaux, de la Ligue, ou encore de la Fronde). Chaque fois, il s’agissait pour le roi de reprendre, au nom du bien commun, l’autorité politique contre ceux qui voulaient l’accaparer à leur profit.

Le 3 mars 1766, Louis XV, rappelant à l’ordre les Parlements (ces cours de justices qui à cette époque tentent de se constituer en contre-pouvoir) définit en termes très précis ce qu’est sa souveraineté :

(…) C’est en ma personne seule que réside la puissance souveraine, dont le caractère propre est l’esprit de conseil, de justice et de raison ; c’est de moi seul que mes cours tiennent leur existence et leur autorité (…) que l’ordre public tout entier émane de moi et que les droits et les intérêts de la nation, dont on ose faire un corps séparé du monarque, sont nécessairement unis avec les miens et ne reposent qu’en mes mains.

Or, notre époque ne connaît-elle pas d’autres formes de féodalités (elles sont nombreuses : partis, loges, syndicats, lobbies financiers, cercles d’influence etc.) tout aussi puissantes que les anciennes ? La mission du Roi consiste à lutter contre toutes ces féodalités afin de protéger les plus humbles à l’image de saint Louis.

Les royalistes sont divisés.

On entend aussi : les querelles légitimistes/orléanistes ne sont-elles-pas des querelles de spécialistes ? Ne faudrait-il pas s’unir pour faire connaître et triompher le principe de la monarchie ?
La priorité consiste à convaincre nos contemporains de la nécessité d’une Monarchie pour la justice et le bien commun.

Cependant, nous sommes convaincus que cette Monarchie ne peut être identifiée qu’avec l’Aîné de la Maison de Bourbon pour être crédible et incontestée, en dehors de tous les prétendants qui peuvent surgir ça et là. Lui seul incarne sans discussion la légitimité du Pouvoir en étant désigné par l’ordre de primogéniture. Rappelons-nous la réponse du Prince Alphonse (le père de Louis XX) : « Je ne prétends pas, je suis ».

Louis XX n’est pas un prétendant mais le successeur désigné par les Lois Fondamentales du Royaume.

C’est précisément parce que la Monarchie est la seule à respecter des principes intangibles qu’elle constitue un recours pour le Pays : la personne du Prince qui incarne cette Monarchie doit donc être celle que désignent clairement ces mêmes principes qui découlent des Lois fondamentales.

Le traité d’Utrecht, par les renonciations qu’il contenait, a fait perdre ses droits à la branche aînée.

Les renonciations de Philippe, Duc d’Anjou, au trône de France inscrites dans le traité d’Utrecht sont invalides dans le droit royal français et ce pour le simple et péremptoire principe d’indisponibilité de la Couronne.

Les légistes ont établi, tout au long de l’histoire de la Monarchie française, que le Roi — qui n’était pas propriétaire de la Couronne mais à son service — ne pouvait changer l’ordre de dévolution de la Couronne de France. Ainsi, en France, toute abdication, toute renonciation ou toute légitimation est nulle et de nul effet (cf. les légitimations de ses bâtards par Louis XIV).

Au surplus, en droit international public, les clauses d’un traité sont nulles dès lors que les puissances signataires entrent en guerre (ce fut le cas à de nombreuses reprises après ce traité) ou que les autres clauses ne sont pas appliquées (tel le comblement du port de Dunkerque, lui aussi stipulé par ce traité).

Les Français ne peuvent accepter un Roi espagnol

Louis XX possède la nationalité française ! Mais même s’il n’avait pas eu cette nationalité, en droit royal français, un Prince capétien est successible en France où qu’il réside : c’est le sang de France qui compte, et non la présence sur le sol français.

Nous ne manquons pas d’exemples de Rois de France qui avaient d’abord occupé des trônes étrangers :

  • Louis VIII, roi d’Angleterre quelques mois au moins,
  • François II, roi d’Écosse par son mariage avec Marie Stuart,
  • Henri III, d’abord élu roi de Pologne,
  • enfin et surtout Henri IV, Henri de Navarre, fils d’Antoine, qui était déjà roi de Navarre.

Leurs droits à la couronne de France ne furent jamais contestés.

D’autre part, pourquoi vouloir imposer au Prince Louis des règles que l’on ignore pour les autres chefs de maisons souveraines ? Le roi de Grèce vit en Espagne, les héritiers Romanoff ont la nationalité française, le roi d’Albanie a longtemps vécu en Afrique du Sud ; le Prince Otto de Habsbourg a la nationalité allemande et est élu allemand au Parlement européen : il ne vient à personne de ne pas le reconnaître comme héritier de l’Empire Austro-Hongrois !

Le comte de Chambord a reconnu les Orléans comme ses successeurs.

Le comte de Chambord n’a jamais reconnu les princes d’Orléans pour ses successeurs directs et ce, même s’il les a reçus avant sa mort. S’il l’avait fait, cette reconnaissance n’aurait pu produire aucun effet en vertu du principe d’indisponibilité (Cf. : lois fondamentales).

Imprégné de ce principe, il légua tout ce qu’il possédait en tant que roi (les archives royales, les ordres du Saint-Esprit,…) à son successeur légitime Jean III (devenu l’aîné des Bourbons à la mort du Comte de Chambord, et connu sous le de Comte de Montizon). Ce fut d’ailleurs ce prince qui présida les obsèques du Comte de Chambord, en qualité de nouvel Aîné de la Maison de Bourbon.

Cette affirmation des Orléanistes trouve son origine dans une déformation des propos du Comte de Chambord (« Les Orléans sont mes enfants ») concernant ceux qui malgré les trahisons de leurs ancêtres, restent des membres de la famille royale. Les Orléanistes ont entretenu une confusion entre la réconciliation voulue par le Comte de Chambord dans un esprit de charité chrétienne et de concorde familiale, et leur désignation successorale, que le Comte de Chambord savait impossible.

D’ailleurs pour couper court à ces mensonges, les dernières volontés du Roi de droit Henri V ont été respectées à l’occasion de ses obsèques. Il est curieux que les fondateurs de l’Action française, Maurras le premier, n’aient pas compris ce point essentiel ; mais Maurras n’était ni un historien, ni un juriste. Bainville, historien, lui, aurait dû le savoir. Mais aux refondateurs de l’idée royaliste en France, à la fin du XIIe siècle, il fallait un prince, et les Orléans étaient alors plus notoires, il faut le reconnaître, que les Bourbons de la branche aînée, alors accaparés par les luttes carlistes.

Louis XX descend d’Isabelle II d’Espagne, ce qui n’est pas conforme à la loi de masculinité.

Peu importe pour le droit royal français que le Prince Louis descende ou non d’une femme ayant régné à l’étranger. Le Prince tient son droit d’aînesse de l’époux d’Isabelle II, Roi consort d’Espagne, François d’Assise qui descend lui-même de Philippe V.

Ce qui confère la qualité d’aîné de la Maison de Bourbon au Prince Louis est qu’il est le premier de la branche aînée, et qu’il descend de mâle en mâle de Philippe V petit fils de Louis XIV.

Louis XX est issu d’un mariage annulé.

En droit, l’annulation d’un mariage ne produit aucun effet rétroactif quant aux enfants qui en sont issus. Les enfants nés d’un mariage canoniquement valable au moment de leur conception remplissent la condition dite de catholicité et sont donc successibles au Trône de France.

Louis XX y croit-il ?

Dès la brusque disparition de son père le Prince Alphonse, alors qu’il n’avait que 14 ans, le Prince Louis a été parfaitement conscient de son héritage, de ce qu’il incarne et de ses obligations. Il suffit de rappeler ses nombreux et réguliers déplacements officiels, effectués depuis 1992, ainsi que ses messages pour se convaincre de cette réalité.

RAPPEL DES LOIS FONDAMENTALES DU ROYAUME

Les lois fondamentales règlent la succession à la Couronne de France. Il ne s’agit pas d’un texte abstrait plus ou moins dérivé des illusions du Contrat Social : ce sont des règles coutumières qui ont été progressivement dégagées pour régler des situations concrètes graves, afin d’assurer la continuité de la lignée et de l’État et, par là, garantir la paix civile. Pour n’être pas écrites, elles n’en ont pas moins de force et n’en ont pas moins été toujours observées.

La succession à la Couronne est héréditaire de mâle en mâle par ordre de primogéniture

En l’absence de tout successible direct du monarque défunt, la couronne est dévolue, à l’infini à l’aîné de la branche collatérale aînée.

À partir d’Hugues Capet, la monarchie est héréditaire et le roi fait, de son vivant, sacrer son fils aîné, jusqu’à Philippe-Auguste, qui est le premier à ne pas être sacré par anticipation.

Pourquoi la masculinité ? le Roi de France est oint par le sacre et le sacrement qu’il reçoit est comparable à celui qui confère leur autorité aux évêques. Au surplus, le Roi est le lieutenant du Christ et le chef des armées. Il convient aussi de rappeler que cette règle vise à empêcher que le Royaume de France ne tombe sous la domination d’un souverain étranger qui épouserait une princesse française.

La Couronne de France est indisponible

Le Roi régnant ne peut rien changer à l’ordre de succession, il ne peut ni abdiquer, ni exhéréder ou faire renoncer un Prince du sang : la succession royale n’est pas patrimoniale et héréditaire mais statutaire.

Alors qu’en droit successoral privé la volonté du défunt peut, en principe, modifier la succession, de même que celle des héritiers peut s’exprimer par le refus de la succession, le statut coutumier du royaume est hors de portée des volontés humaines, celles du roi, comme de son « héritier » ou de tout successible : la Couronne est dite indisponible.

Par conséquent le roi (de fait ou de droit) ne peut renoncer à la couronne en abdiquant, ni limiter les prérogatives de ses successeurs, ni porter atteinte à l’ordre de succession ; il ne peut faire renoncer un successible et les renonciations de celui-ci sont nulles de plein droit.

Il ne faut jamais oublier qu’en France la Couronne n’est pas la propriété du monarque. Celui-ci exerce une fonction, un service.

En 1420, Charles VI a exhérédé le Dauphin, futur Charles VII au profit de l’enfant à naître de sa fille Catherine et d’Henri V d’Angleterre (traité de Troyes) ; c’est le juriste Jean de Terrevermeille qui anticipant heureusement sur l’événement, mit en forme ce principe de l’indisponibilité de la couronne.

L’Édit de 1717, par lequel Louis XV, après les sanctions du Parlement, annule la légitimation par Louis XIV de ses bâtards, rappelle que « le Roi est dans l’heureuse impuissance de violer les lois fondamentales du Royaume ».

La succession est instantanée : le Roi est mort, vive le Roi.

Les ordonnances de Charles VI de 1403 et 1407, décident que le Roi serait tel dès la mort de son prédécesseur, instantanément et quel que fut son âge selon l’ancien adage « le mort saisit le vif » : le sacre n’est plus constitutif de la royauté, mais simplement déclaratif, aux yeux des légistes ; seule la force de la coutume faisait le Roi. Ce qui fait dire également que « en France, le Roi ne meurt jamais ».

La règle de catholicité

Le Roi de France est oint par le sacre (il est « l’évêque du dehors »). Il doit être né d’un mariage catholique, c’est-à-dire canoniquement valable ; le serment du sacre en fait le lieutenant du Christ, fils aîné de l’Église et comme tel protecteur de l’Église catholique. En revanche, les sujets n’ont aucune obligation d’embrasser la foi catholique.

MESSAGES DU PRINCE

Entretien publié dans le Figaro du 17.12.1996 :

Je suis l’aîné des Bourbons, voilà tout. C’est-à-dire que je suis titulaire d’un héritage historique et culturel. Ainsi, et c’était déjà la position de mon père, nous n’avons pas à revendiquer ou à prétendre à quoi que ce soit. Nous sommes, c’est tout, et à ce titre nous assumons pleinement notre héritage. La grandeur n’est pas en moi mais dans l’héritage moral qui m’échoit.

Message du 21 janvier 1999 (IMB-INFORMATIONS no 11, janvier-février 1999) :

Avec le XXIe siècle, s’ouvre le siècle de la société de l’information qui s’affirmera face à la production. Qu’allons-nous faire pour nous y adapter en continuant à maintenir nos valeurs et celles qui fondent l’identité française ? C’est à nous tous que ce message s’adresse.

Discours du 24 septembre 1999.

Le sujet abordé ce soir — souverain et souveraineté — fait partie des grandes questions de société desquelles il n’est guère possible de faire abstraction. Il est au cœur de la fonction de gouverner et du devoir d’état. Le destin des Capétiens et des Bourbons s’y trouve tout entier résumé.

Le Souverain, est celui qui exerce le pouvoir suprême, la souveraineté. Telle est bien la fonction sociale la plus haute et aucun État ne peut se passer d’un souverain. Le choix que l’on en fait décide de ce que sera le corps social et donne son sens à l’État. Les rois de France, mes aïeux, ont très tôt fixé leur doctrine : le roi, souverain béni par l’onction du sacre, selon une belle formule définie par les juristes « est empereur en son royaume ». Durant des siècles, pour concrétiser cette idée, ils ont dû lutter à la fois contre les dangers de l’étranger toujours prêt à vouloir imposer ses règles à la souveraineté nationale et contre les périls intérieurs de ceux qui voulaient limiter la souveraineté du roi pour mieux dicter leur loi (…).

Aujourd’hui, la question est loin d’être inactuelle et il me semble que si vous m’avez demandé d’être parmi vous c’est parce que vous avez tous conscience que le rôle des souverains est toujours aussi essentiel et qu’ils demeurent l’expression la plus sûre de la souveraineté et de la permanence de l’État. Ce devoir, nous l’incarnons depuis que la France est France. Vous pouvez être assurés que pour demain, que pour les jeunes qui, avec moi, auront à construire le nouveau siècle et à lui donner ses valeurs, je saurai prendre mes responsabilités et assumer l’héritage de la tradition.

Message du 23 janvier 2000.

L’avenir est entre les mains des jeunes. L’avenir commence à s’écrire et je n’ai pas l’intention de le voir, à peine en gestation, déjà négatif.

L’avenir sera ce que nous en ferons. C’est pourquoi en ce début d’année j’adresse à toutes les bonnes volontés un appel. Relevez les défis ! Prenez part à la vie social et économique ! Prouvez par l’exemple que vos idées sont les meilleures !

L’Europe nous montre que les monarchies peuvent être restaurées et que c’est un modèle de gouvernement parmi les plus performants.

L’histoire est là pour nous faire souvenir qu’il n’y a pas de situations irréversibles. Pensons à Henri IV, pensons à Charles VII, pensons tout bonnement à Hugues Capet qui a eu l’intuition de la grandeur de la France (…).


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